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Vous pouvez effectuer des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adressefhttp: //books .google. com| ftn ^^^•'^l ^r fvi fc«%-«l^» > mipi MONNAIES ROYALES D© BîlHïlG© sous LA RACE CAROLINGIENNE SE TROUVE A PARIS, CHEZ M. HOFFMANN LES ^^^MES ROy^^^^ De FBHnc© sous LA RACE CAROLINGIENNE PAR E. GARIEL ^Membre titulaire de la Société de U^umismatique Française, associé correspondant de la Société des Antiquaires de France. "DEUXIÈME "PARTIE STRASBOURG IdMTliléMEli^IE TYTOGliQ^THIQyE 'DE G. J/SCHTiQ^CH 1884 r.iV.CLGAN f/.USEUM 3 ;«0V 1964 OXFORD AVERTISSEMENT Cette seconde partie comprend la gravure et la description de toutes les monnaies carolingiennes dont j'ai pu me procurer l'em- preinte. Je les ai vues toutes et peux attester leur authenticité. Pour les pièces citées par les auteurs et dont je n'ai pu vérifier ni la provenance ni l'existence actuelle, je donne leur figure au trait simple. La plupart d'entre elles me paraissent bien vraies et leur connaissance est néces- saire pour compléter, autant que possible, un catalogue général. Il y a aussi quelques monnaies que j'ai fait graver et que je n'ai pas eues entre les mains, mais comme elles proviennent de trouvailles, leur authenticité ne peut être discutée. J'ai indiqué, autant que possible, toutes les collections publiques et privées dans lesquelles se trouvent actuellement les médailles décrites. Pour les espèces dont l'attribution est encore incertaine, j'ai fait graver toutes les variétés qui sont passées sous mes yeux. C'est le seul moyen d'offrir une base solide aux études ultérieures. Je donne aussi, à la suite du monnoyage carolingien français, les espèces émises par les Empereurs et Rois de race carolingienne qui ont régné soit à l'extérieur du royaume frank, soit sur certaines parties momentanément détachées du domaine de nos rois , telles que le Lotherrègne et la Provence. Je me suis arrêté à l'avènement de la maison de Saxe, car, à ce moment cesse le parallélisme entre les deux monnoyages et l'examen des monnaies émises par ces empereurs et rois 2 AVERTISSEMENT. de Germanie n'est plus d'aucune utilité pour l'étude de notre système monétaire. La première partie de cet ouvrage traite surtout de questions géné- rales; mais la numismatique de chaque règne présente des points spéciaux non encore élucidés ; je les discuterai successivement, m'ap- puyant, autant que possible^ sur les textes et sur les travaux de mes savants prédécesseurs. On remarquera que j'ai adopté, pour la description des monnaies de chaque règne, l'ordre alphabétique tel qu'il résulte de l'inscription, non pas de leur nom réel, c'est-à-dire avec la forme latine, mais, autant que possible, de leur nom moderne. Ce qui m'a décidé à ce choix, en apparence peu logique, c'est que beaucoup de noms anciens ont plu- sieurs formes très différentes les unes des autres et que leur inscription, tantôt sous une de ces formes, tantôt sous une autre, eût pu amener une confusion regrettable. Ainsi j'ai écrit Langres au lieu d'Andematunum ou Lingonis ; Metz au lieu de Mettis ou Mediomatrici ; Laon au lieu de Laudunum ou Lugdunum Clavatum; Clermont- Ferrant au lieu de Arverna ou Clarus-Mons, etc. Je crois que, pour le lecteur, mon travail gagnera ainsi en clarté. Le but principal de cet ouvrage étant, ainsi que je l'ai exposé, de donner une base solide et un point de départ certain pour les travaux ultérieurs, comme aussi d'épargner aux travailleurs des recherches longues et souvent ennuyeuses, j'ai fait précéder le catalogue général par la liste complète des cités et abbayes dont l'existence est constatée, dans l'étendue de l'ancienne Gaule, entre les années 752 et 987, c'est-à- dire pendant toute la durée de la race carolingienne. J'ai hésité long- temps à entreprendre ce long et fastidieux travail; j'espère que ceux qui, plus tard, auront à consulter cette longue liste, me sauront gré de l'ennui que je leur aurai épargné. 11 est des monnaies dont l'attribution à tel ou tel règne est et restera longtemps incertaine. Ainsi sont une partie des deniers et oboles au type de l'édit de Pitres; ainsi sont encore quelques deniers au monogramme. AVERTISSEMENT. 3 encore indivis entre Charlemagne et Charles-le-Chauve. Il n'y a pas lieu de s'en étonner quand , sous la troisième race, nous voyons les gros et petits tournois rester , jusqu'à ces derniers temps, non classés entre les rois aux noms de Louis et de Philippe. Ainsi les Blancs à la cou- ronne restent à partager entre Charles VII et Charles VIII. L'avan- tage reste encore aux monnaies de la seconde race, où ces lacunes de classement ont une durée bien moins considérable que sous les rois de race capétienne. On s'étonnera, avec juste raison, de ne pas trouver, dans ce cata- logue général, des reproductions de monnaies carolingiennes provenant des musées de Dresde, Vienne, Berlin, ainsi que des collections publiques et privées d'Italie. Mon intention était bien de compléter ainsi ce travail. Des circonstances tout-à-fait indépendantes de ma volonté ont entravé mes projets. Du reste, presque toutes les pièces intéressantes de ces collections étrangères ont été publiées en France et je n'aurais guère récolté que des variétés, très intéressantes sans doute, mais qui n'auraient ajouté que peu d'attrait à mon travail déjà bien surchargé de dessins et descriptions. Voici l'indication de quelques abréviations que j'ai dû employer : Cab. de F. — Cabinet de France; Mus. de B. — Musée de Bruxelles; Mus. de M. — Musée de Marseille; Coll. de P. d*A. — Collection de M. le vicomte de Ponton d'Amécourt; Coll. d'Est. — Collection de M. le duc d'Estissac; Re\\ N. Fr. — Revue Numismatique Franqaise; Rev. N, B. — Revue Numismatique Belge. •OO^OOO- LISTE COMPLÈTE DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES Slm existaient dans les limites de la QauU entre les années 152 et 981 , cest-a-dire pendant la durée de la monarchie carolingienne. -^ Giviiaies. * Abrincensis^ Avranches. Adurensis^ Aire sur l'Adour. AgathensiSj Agde. AgennensiSj Agen. Albiensis, Albi. "*" Ambianensis^ Amiens. 'i' Andecavensis^ Angers. * Aniciensis^ Le Puy. Antipolitanus^ Antibes. Aptensis^ Apt. Aquensis^ Aix. '''AquensiSj Dax. Arausicensis^ Orange. * Arelatensis^ Arles. * ArgentoratensiSj Strasbourg, "*" Atrebatensis^ Arras. "i" Augustodunensis^ Autun. * AurelianensiSj Orléans. AusciensiSj Auch. '* Autissiodorensis^ Auxerre. '*' AvinioneDsis^ Avignon. aAbhatiœ, seu Offonasteria, Abundantia^ diocèse de Genève. S. Acheolus^ St. Acheul^ diocèse d'Amiens. S. Adelphus^ St. Adolphe, voir Nova Villa, diocèse de Strasbourg. S. iEmiliani, quinze railles et diocèse de Bordeaux. S. Afrodisii, St. Afrodise, près Béziers, diocèse de Béziers. Agacinum, St. Maurice en Valais, diocèse de Sion. Agedunum, Ahun, sur la Creuse, diocèse de Limoges. S. Agricola, diocèse d'Avignon. S. Agricola, diocèse de Nevers. S. Albani, près, au sud et diocèse de Mayence. NB. Les astérisques indiquent les cités ou abbayes dont on connaît des monnaies. 6 LISTE COMPLÈTE Albaterra^ Aubeterre, ville et diocèse de Périgueux. S. Albini^ diocèse du Mans. S. Albini^ faubourg et diocèse d'Angers. Alciacum^ Auschy-aux- Moines, sur la Terne, diocèse de Térouanne. Aldeburgum^ Oudenbourg, entre Bruges et Ostende^ diocèse de Tournay. Alna^ Aulne, près Thuin, diocèse de Liège. AlodiiSj les Alois, deux lieues et diocèse de Limoges. AltimontiSj Hautmont, sur la Sambre, diocèse de Cambray. Altitonse, voir Hohenburgum, diocèse de Strasbourg. Altripia, près Manheim, diocèse de Trêves. Altum Villare, Haut-Villers, au sud-ouest de Reims, diocèse de Reims. S. Amabilis Ricomagense, St. Amable-de-Riom, diocèse de Clermont. S. Amandi de Cole, au confluent de la Vezère et de la Corrèze, diocèse de Sarlat. S. Amandi, trois lieues et diocèse de Tournay. S. Amatoris, diocèse d'Auxerre. Amberta S. Martini, Ambierle, près Roanne, diocèse de Lyon. Ambiacensis, près Murât, diocèse de Limoges. Ambiliacum, ville et diocèse de Bourges. Ambroniacum, Ambournay, trois lieues de St. Rambert, diocèse de Lyon. Andaginum S. Huberti, diocèse de Liège. Andana ou Anderna, Auderne, entre Tournay et Huy, diocèse de Tournay. Andelegum, six lieues et diocèse de Rouen. ^Andernacum, diocèse de Trêves. Andlavium, Andlau, six lieues et diocèse de Strasbourg. ^S. Andochius, ville et diocèse d'Autun. S. Andreae, diocèse d*Arles. S. Andres, faubourg et diocèse de Nantes. S. Andres, faubourg et diocèse de Vienne. S. Andreae, ville et diocèse d'Agde. S. Andreae Vormatensis, ville et diocèse de Worms. Angeriacum, St. Jean-d*Angély, diocèse de Saintes. S. Aniani, dix milles de Montpellier et diocèse de Maguelonne. ^S. Aniani, St. Aignan, ville et diocèse d'Orléans. S. Aniani, diocèse de Nevers. Anisdense, St. Calais, diocèse du Mans. Antimonasterium S. Stephani, Eymoutiers, sur la Vienne, diocèse de Limoges. S. Antonini, Fredeleiz, diocèse de Ramiers. Antrum, Indre, île de la Loire, diocèse de Nantes. S. Aper, St. Evre, faubourg et diocèse de Toul. Arnoaldi, Merkinguen, diocèse de Metz. S. Arnulfi, ville et diocèse de Metz. Arremarense, Monstier Ramey, trois lieues et diocèse de Troyes. Arthona, Artone, sur la Morge, diocèse de Clermont. Assendiensis, Essen, au nord et diocèse de Cologne. S. Asterii, ville et diocèse de Périgueux. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. Atanense S. Aredii, St. Yrier-de- la-Perche, près Lubersac, diocèse de Limoges. Athanacum, Aisnay, ville et diocèse de Lyon. S. Audœni, St. Ouen, faubourg et diocèse de Rouen. S. Audœni, faubourg et diocèse du Mans. S. Audœni Cnix, entre Compiègne et Verberie, diocèse de Soissons. ^S. Audomari, St. Omer^ diocèse de Cambray. Augum, Eu, diocèse de Rouen. S. Augu0tini, sur la Vienne, ville et diocèse de Limoges. Aureliacum, Aurillac (voyez S. Geraldi), diocèse de Limoges. Aureolum S. Martini, depuis Montauban, diocèse de Toulouse. Auriluco (de), Arluc, diocèse de Fréjus. Aurionum, Evron, diocèse du Mans. S. Ausoniij ville et diocèse d'Angoulème. S. Auatreberta, diocèse d'Amiens. S. Austregisili, St. Oustrille, ville et diocèse de Bourges. S. Autberti, ville et diocèse de Cambray. Avanglia ou Altara-Villa, Travailles, près Vernon, diocèse de Rouen. Avenacum, Avenay, cinq lieues de Reims, diocèse de Reims. S. Aviti, près Châteaudun, diocèse de Chartres. S. Aviti, ville et diocèse d'Orléans. Azylis Hansum, Mas d'Azyl, quatre lieues de Pamiers, diocèse de Toulouse. Civitates. 'f' Baiocensis, Bayeux. Balensis, Bale. Bellicensis, Belley. * Bellovacensis, Beauvais. * Biterrensis, Beziers. * Bituricensis, Bourges. *Blesensis, Blois. Briocensis, St. Brieux. * Burdigalensis, Bordeaux. adbbatiœ, seu (Mbnasteria. SS. Bacchus et Sergius, faubourg et diocèse d'Angers. Balma, Baume, diocèse de Besançon. Baniacus Pons, diocèse de Beauvais. S. Basoli (Virziniacum) St. Basle, diocèse de Reims. Batha, île de Batz, diocèse de St. Pol-de-Léon. *S. Bavonis, St. Bavon, ville de Gand, diocèse de Tournay. Beania, Baigne, près Barbezieux, diocèse de Saintes. S. Beati Hons, près Coblentz, diocèse de Trêves. Becana, un demi-mille de St. Tron, diocèse de Liège. Belcianacum, île aujourd'hui submergée, diocèse de Rouen. i LISTE COMPLÈTE Belisia, Munster Bilsen, près Bilsen, diocèse de Liège. Bellanoa, diocèse de Poitiers. Bellofonte, Belle Fontaine, diocèse de Poitiers. Bellus Lochs, Beaulieu-en-Argonne^ diocèse de Verdun. Bellus Locns, Beaulieu, sur la Dordogne, diocèse de Limoges. Bellus Hons, Beaumont-lèz-Tours, diocèse de Tours. S. Benedicti Floriacensis, St. Benoît-sur-Loire, diocèse d'Orléans. S. Benignis Divionensis, ville de Dijon, diocèse de Langres. Berardi, diocèse d'Auxerre. S. Bernardi Romanensis, sur l'Isère, diocèse de Vienne. S. Bertini, ville et diocèse de St. Orner. Besna, La Foncaine-de-Besne, quatre lieues de Dijon, diocèse de Langres. Birchofsheimium, près Fulde, diocèse de Mayence. S. Blandina, ville et diocèse de Belley. Blandinium, St. Pierre-de-Gand, ville de Gand, diocèse de Tournay. Blangiacum, Blangy, près Hesdin, diocèse de Terouanne. Blanziacum, Blanzac, diocèse d'Angoulème. Blazilia, Blesle, sept milles de Brioude, diocèse de Clermont. S. Boamundus, diocèse du Mans. S. Boboleni, près Charenton sur Marmande, diocèse de Bourges. Bochod Honasterium, diocèse de Rennes. Bodonis Monasterium, Bon Moutier, diocèse de Toul. Bona Vallis, Bonneval, près Thouars, diocèse de Poitiers. Bona Vallis, Bonneval, près Châteaudun, diocèse de Chartres. S. Bonifacii (voyez Fulde). Boscum Dagoberti, Bois-d'Abert, diocèse de Bourges. Bourbriacum, diocèse de Tréguier. Braii Monasterium, Bray, près Neufchâtel, diocèse de Rouen. Braiacum, Brou, diocèse de Chartres. Brajacum, Bray-sur-Seine, diocèse de Sens. Brajacum, Brujeac, entre Tulle et Clermont, diocèse de Clermont. Brantormum, Brantosme, diocèse de Périgueux. Brennacum, Bretigny, deux lieues et diocèse de Soissons. Briortium, diocèse de Belley. Brogilium ou S. Salvator, diocèse du Mans. Broilum, Bruel, sur la Lys, diocèse d'Arras. Bronium (voyez Sangerardense). Brovium^ près Bourg, diocèse de Belley. Buciliacum, Bucilly, dix lieues de Laon, diocèse de Laon. Burgidolensis, Bourgdun (voyez Dolensis). Busalt, diocèse de Vannes. Buxeria, Bouxières-aux-Dames, près et diocèse de Verdun. Buzo (de), Boisset, près Aurillac, diocèse de Clermont. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. O Civitales. Cabellicensis, Cavaillon. 0 * Cabilonensis, Chalon-sur-Saône. Cadurcensis, Cahors. '*' Cameracensis, Cambray. ^ Carcassonensis, Carcassonne. ^ CarnotensiSy Chartres. Carpentoratenais, Carpentras. '^ Castrenais, Castres. "*■ Catalaunenais, Chalons- sur- Marne. « Cenomanensis, Le Mans. *^ Cemeneleonenais, Cimie ou Cemete, prés "*" Claromontensis, Clermont. (Nice. * Colonienais Cologne. Conserenensia, Consérans. Conatantienais, Constance. * Constantienais, Coutances. Convenensis, Comminges. Corisopitensia, Quimper. batiœ, seu ^onasleria. Habendense, Habend, près Remiremont, diocèse de Toul. Hamum, deux lieues de la mer, diocèse de Coutances. Haschovia, Eschau, diocèse de Strasbourg. Haselacense, Haseler, trois lieues de Molsheim, diocèse de Strasbourg. Hasnoniense, Hasnon, trois lieues de Valenciennes, diocèse d'Arras. i6 LISTE COMPLÈTE Hattonis monasterium, Ettenheim Munster^ sur la rive droite du Rhin^ diocèse de Strasbourg. Hebronense, diocèse de Mans. S. Heterii, diocèse de Coutances. Herdekinsis , Herdick^ diocèse de Cologne. Herenais (voyez S. Micbœlis in Eremo). Hersfeldia ou Herocampia, six milles de Fulds^ diocèse de Mayence. S. Hilarii, Église et diocèse de Poitiers. S. Hilarii, deux lieues et diocèse de Carcassonne. S. Hilarii, ville et diocèse de Sens. S. Hyppolyti, près Beaune^ diocèse de Chalon. Hersaugia, Hersaugt^ diocèse de Spire. Hohenburgum ou Altitona, quatre milles et diocèse de Strasbourg. S. Honoratij aux Aliscamps près et diocèse d'Arles. S. Honorati Lerinense^ diocèse d'Antibes. Honoviense^ Ile du Rhin^ deux heures et diocèse de Strasbourg. Hornebacum ou Gamundiœ, sur les confins du diocèse de Trêves^ diocèse de Metz. Horreum, Orrein, ville et diocèse de Trêves. S. Huberti ou Andaginense, diocèse de Liège. Hugonis Curia, Honcour^ près Haguenau^ diocèse de Strasbourg. Humolaria^ Homblières, près Saint-Quentin^ diocèse de Noyon. Hunnocurtum, Honnecourt^ entre Saint-Quentin et Cambray^ diocèse de Cambray. Hunnonis Curtis, diocèse de Noyon. ^bhatiœ , seu 'y^onasteria. Iciodorum, Issoire, diocèse de Clermont. S. lUidii, St. AUyre, faubourg et diocèse de Clermont. S. Imerii, St. Hymer^ diocèse de Lisieux. Inda^ Inde^ dix milles d'Aix-la-Chapelle^ diocèse de Cologne. Insula^ Tisle de Médoc^ diocèse de Bordeaux. Insula Barbara, Tlle Barbe^ dans la Saône^ diocèse de Lyon. Insula ou Isla, diocèse de Beau vais. Insula, sur TOze^ deux lieues et diocèse de Troyes. Insula Galli, diocèse de Nevers. Insula, dans le Rhône^ diocèse d'Arles. Intramnœ, diocèse du Mans. S. lohannis, faubourg et diocèse de Maçon. S. lohannis, ville et diocèse d'Orléans. S lohannis Eduensis, ville et diocèse d'Autun. S. lohannis Laudunensis, ville et diocèse de Laon. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 17 S. lohannis in Buxido, sur la Maine^ diocèse du Mans. S. lohannis Baptistœ, près Saint-Martin^ diocèse de Tours. S. lohannis Evangelist», ville et diocèse de Sens. S. lohannis, diocèse de Vienne. S. Irenœi, ville et diocèse de Lyon. Iziense^ diocèse de Bourges. adbbatiœ, seu Ofonasteria. m S. Jacobi Scotorum, à Erfurt, diocèse de Mayence. S. Jacobi Jocundensis> St Jacques-de-Jocon^ diocèse de Narbonne. S. Jacobi, ville et diocèse de Béziers. S. Jacuti, ville et diocèse de Dol. ^Jotrensis, Jouarre, diocèse de Meaux. S. Jovini de Marnis, St. Jouin-de-Marnes^ près Thouars^ diocèse de Poitiers. SS. Jndicaelis et Hevennii, St. Méan^ diocèse de St. Malo. S. Judoci, St. Josse-sur-Mer, diocèse d'Amiens. S. Juliani Brivatensis, St. Julien-de-Brioude^ diocèse de Clermont. S. Juliani, ville et diocèse d'Uzès. S. Juliani, ville et diocèse de Paris. S. Juliani, diocèse d'Auxerre. S. Juliani, territoire d'Étampes^ diocèse de Sens. S. Juliani, faubourg et diocèse de Tours. S. Juliani de Prato, Le Pré^ faubourg et diocèse du Mans. Juncellum, Juncels^ diocèse de Béziers. Jussanum, diocèse de Besançon. S. Justi, faubourg et diocèse de Lyon. Juviniacum, Juvigny, diocèse de Trêves. Kerbouan, sur la mer, six lieues et diocèse de Saint-Pol-de-Léon. i8 LISTE COMPLÈTE Civiiates. '^Lactoriensis^ Lectolre. "*" Leodicensis^ Liège. Lapurdensis dep. Baionensis^ Lavalr. Leonensis, Saint- Pol-de- Léon. Lascurrensis, Lescar. Leutevensis , Lodève. "^Laudunensis, Laon. ^Lezoviensis, Lisieux. Lausaniensis , Lausanne. * Lingonensia , Langres. 't' Lemovicensis, Limoges. '*'Lugdune]isis, Lyon. adbbatiœ, seu ^onasteria. Labrincense, Lavardin, diocèse du Mans. Landis Villa S. Severini^ diocèse de Sens. Lanhouarneau, diocèse de Saint-Pol-de-Léon. Lanpol, dans l'île d'Ouessant, diocèse de Saint-Pol-de-Léon. LatiniacensiSj Lagny^ diocèse de Paris. LaubiensiSj Bruges^ diocèse de Tournay. S. Laumemari^ St. Laumer^ dix lieues et diocèse de Chartres. S. Laurentii, ville et diocèse de Bourges. S. Laurentii^ ville et diocèse de Chalon. S. Laurentiij près et diocèse de Maçon. S. Laurentii^ ville et diocèse de Liège. S. Laurentii, diocèse de Narbonne. S. Laurentii, ville et diocèse de Paris. Laurissa^ Lauresham^ près Heidelberg, diocèse de Worms. Layum^ Lay^ diocèse de Nancy. S. Leborii^ S. Loubouez^ sur TAdour, diocèse d'Aire. S. Leodgarii, St. Ligaire^ près Niort^ diocèse de Saintes. S. Leonardi ou Vandopera, diocèse du Mans. S. LeoniSj ville et diocèse de Sens. Lesatum^ Lezat^ diocèse de Toulouse. Lescience ou Latiense^ Liesse^ près Avesnes^ diocèse de Laon. S. Leufridi Crux^ La croix St. Leufroy^ deux lieues et diocèse d'Evreux. Liengen^ Levès^ près et diocèse de Chartres. Levitonia (S. Savini in)^ Lavedun^ près Argelez^ diocèse de Tarbes. Liberiacum^ Livray, diocèse de Bayeux. S. Licinii, ville et diocèse d'Angers. S. Lifardi, ville de Melun^ diocèse d'Orléans. LocciSj Loches^ diocèse de Bourges. Locociacum^ Ligugé^ diocèse de Poitiers. DES CITES, ABBAYES ET MONASTÈRES. Locquirec^ diocèse de Ool. Logium^ Caudebec^ diocèse de Rouen. Longa Villa^ St. Martin-aux-Chénes^ diocèse de Metz. Longoreti^ diocèse d'Auxerre. S. Luciani, près et diocèse de Beauvais. Lucionensis S. Marias^ Lucon^ diocèse de Poitiers. S. Lunarii^ Pontual^ diocèse de St. Malo. S. Lupantiij près Chinon, diocèse de Tours. S. Lupij faubourg et diocèse de Troyes. S. Lupij faubourg et diocèse de Tours. SS. Lupi et Giraldi, diocèse de Nevers. Luthrense^ Lure^ diocèse de Besançon. Luxovienfle^ Luxeuil^ diocèse de Besançon. «9 Civitates, Maclovensis^ St. Malo. Magalonensis^ Maguelonne. "^ Hassiliensis^ Marseille. '*' Matisconensis^ Maçon. Hauraciensis Maurienne. *Heldensis^ Meaux. ^Hetensis^ Metz. Himatensis^ Mende. * Hoguntinensis, Mayence. Morinensis^ Terouanne. (i/£bbaHœ, seu (Monasteria. Madulli Cella^ Saramon^ diocèse d'Auch. S. Magdalena^ Chateaudun, diocèse de Chartres. Hagdalena^ La Madeleine^ ville et diocèse de Bayeux. S. Hagdelena^ ville et diocèse de Metz. S. Hagloriani^ ville et diocèse de Paris. S. Haglorii Leonensis^ Dinan^ diocèse de St. Pol-de-Léon. Hagni locus^ Maulieu^ diocèse de Clermont. Majns Honasterium^ Marmoutier^ diocèse de Tours. Malleacensis, Malliac et Maillezais^ diocèse de Poitiers. Hallo Leone ou Haleolum^ Mauléon, diocèse de Poitiers. Halmundarium^ Malmedy^ diocèse de Cologne. Halmundarium^ diocèse de Metz. Halonia, Maloigne^ près Namur^ diocèse de Liège. Handanense^ trois milles de GranviUe^ diocèse de Coutances. Hangis Villare^ Peltzer Montier^ diocèse de Troyes. Hannacense^ diocèse d'Auxerre. 20 LISTE COMPLÈTE S. Hansuetij diocèse de TouL Hansum AzyliSj Mas-d'Azyl, quatre lieues de Pamiers, diocèse de Toulouse. Mansum Garnense^ Mas-Garnier^ diocèse de Toulouse. Hansum Virduni^ Mas-Verdun, diocèse de Toulouse. Marchianensis, Marchiennes^ trois lieues de Douai^ diocèse d*Arras. S. Harianij près et diocèse d'Auxcrre. Haricolensis^ Maroilles^ près Landrecies^ diocèse de Cambray. S. Hariœ puis S. Radegundis^ ville et diocèse de Poitiers. S. Mariae^ ville et diocèse de Liège. S. Hariae^ ville et diocèse de Chalon. 8. Hariae^ ville et diocèse de Soissons. S. Mariae^ près et diocèse d'Auxerre. S. Mariœ^ ville et diocèse de Troyes. S. Haris^ faubourg et diocèse du Mans. S. Maris ad Martyres^ ville et diocèse de Trêves. S. Mari» AquisgranensiSj Aix-la-Chapelle, diocèse de Liège. S. Mari» Avenionensis^ ville et diocèse d'Avignon. S. Marias Blesensis^ Blois^ diocèse dOrléans. S. Mari» Brogariensis, Bruyère-le-Chateau, près Etampes^ diocèse de Paris. S. Maris Capruriensis, Cabrières^ diocèse de Narbonne. S. Maris Cellensis^ près Dinant^ diocèse de Liège. S. Maris Cermacensis^ trois lieues de Dinant^ diocèse de Liège. S. Maris Coloniensis, ville et diocèse de Cologne. S. Maris DeauratSj La Daurade^ diocèse de Toulouse. S. Maris de Alns^ diocèse de Liège. S. Maris de Amanio^ près de Huy^ diocèse de Liège. S. Maris de Arcelis, six lieues de Perpignan^ diocèse d'Elne. S. Maris de Argentolio, Argenteuil^ diocèse de Paris. S. Maris de Auriluco^ Arluc, diocèse de Fréjus. S. Maris de Correno, Correns, diocèse de Fréjus. S. Maris de Cozano (voir Exalatensis)^ diocèse d*Elne. S. Maris de Crassa^ Notre- Dame-de-la-Grasse^ quatre lieues et diocèse de Carcassonne. S. Maris de Eika^ Eike^ entre Maastricht et Ruemonde^ diocèse de Liège. S. Maris de Fussiniaco (voir S. iEmiliani), diocèse de Bordeaux. S. Maris de inter ambas aquas^ Trémesaigues^ diocèse de Toulouse. S. Maris de Latona^ Laone^ diocèse de Chalon. S. Maris de Lura, deux lieues et diocèse de Sisteron. S. Maris de Morellis, Moureaux^ près Sommières^ diocèse de Poitiers. B. Maris de Ossuario^ ville et diocèse de Sens. B. Maris de S. Pétri, St. Pierre-sur-Dives, diocèse de Séez. S. Maris de Ri veto, diocèse de Bazas. S. Maris de Salvatore, ville et diocèse de Carcassonne. S. Maris de Vadatio^ Vaaz^ diocèse du Mans. S. Maris de Vallibus, diocèse de Besançon. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 21 *S. Mari» Dionantensis^ diocèse de Liège. S. Marias Ezoldunensis^ Issoudun, diocèse de Bourges. S. Hariœ Fossatensis^ St. Maur-Ies-Fossés^ diocèse de Paris. S. Maris Hoyensis^ diocèse de Liège. S. Maris in Cavea^ Chage^ diocèse de Meaux. *S. Maris LaudunensiSj ville et diocèse de Laon. B. Maris Lombariensis^ Lombez^ diocèse d'Auch. S. Maris Majoris^ ville et diocèse de Poitiers. S. Maris Messcensis^ diocèse de Liège. S. Maris Mecbliniensis^ diocèse de Liège. S. Maris MiludinensiSj Melun^ diocèse de Sens. S. Maris Morinensis^ diocèse de Térouanne. S. Maris Mosomagensis^ Mouson^ diocèse de Reims. S. Maris Namurcensis, ville et diocèse de Namur. S. Maris NamurensiSj diocèse de Liège. S. Maris Pisciacensis^ Poissy^ diocèse de Chartres. S. Maris Principalis^ Ste. Marie-du-Port^ ville et diocèse de Clermont. S. Maris Puellaris^ ville et diocèse d'Orléans. * S. Maris Ramenais^ ville et diocèse de Reims. S. Maris Tudiniensis^ Thuyn^ diocèse de Liège. S. Maris Vormatensis^ Marien- Munster^ ville et diocèse de Worms. S. Maris et S. Genesii^ diocèse de Nevers. S. Marcelli, deux lieues de Montauban^ diocèse de Cahors. *S. Marcelli^ près et diocèse de Chalon. S. Marcelli^ diocèse de Vienne. S. Marcelli, près Montélimart, diocèse de Die. S. Marcelli de Bonavalle, Bonneval, diocèse de Chartres. Marciliacam, près Figeac, diocèse de Cahors. S. Mariolum S. Amandi, Marœuil-lèz-Arras, diocèse d'Arras. S. Martialis, ville et diocèse de Limoges. S. Martii, près et diocèse de Clermont. S. Martini Cronensis, diocèse de Clermont. S. Martini Eduensis^ St. Martin-lèz-Autun, diocèse d'Autun. S. Martini Massiacensis, Massay, diocèse de Bourges. S. Martini Majoris, ville et diocèse de Cologne. S. Martini, faubourg et diocèse de Maçon. S. Martini a campis, St. Martin-des-Champs, ville et diocèse de Paris. S. Martini in valle, diocèse de Chartres. S. Martini, diocèse de Séez. S. Martini, diocèse d'Auxerre. S< Martini^ faubourg et diocèse de Nevers. S. Martini^ près Aureolum depuis Montauban^ diocèse de Toulouse. S. Martini, faubourg et diocèse de Trêves. S. Martini, faubourg et diocèse de Metz. S. Martini, près Sorcy, diocèse de Toul. 22 LISTE COMPLÈTE * S. Martini, Tours^ diocèse de Tours. S. Martini, ville et diocèse du Mans. S. Martini St. Martin-aux-Jumeaux, ville et diocèse d'Amiens. S. Martini de Virsiliis, diocèse de Besançon. S. Martini, ville et diocèse de Vienne. MassiacensiSj Massa}% diocèse de Bourges. Mas dio ou Mas dionum^ Madion^ diocèse de Saintes. Masonis Villa, Mas-Munster , diocèse de Bâle. j Mastra Curia, diocèse de Toulouse. S. Mathias avant S. Eucharei^ diocèse de Trêves. S. Mathaei, St. Mahé^ diocèse de Saint-Pol-de-Léon. *?S. Mauri^ St. Maur-les-Fossés, diocèse de Paris. S. Mauri, diocèse de Toul. S. Mauri avant Glanna, St. Maur-sur-Loire, diocèse d'Angers. Mauri Monasterium, Maurs Munster, près Saverne, diocèse de Strasbourg. Mauri Mons, Moiremont^ diocèse de Chalon. S. Mauricii, ville et diocèse de Sens. S. Mauricii Bladimontis, Blamont, diocèse de Bazas. *S. Mauritiij St. Maurice-en- Valais, diocèse de Sion. S. Mauritii, ville et diocèse de Besançon. S. Mauritii, faubourg et diocèse de Noyon. * Mauriniacensis, Morigny, près Etampes, diocèse de Sens. *Mauriniana Vallis, Morienval, entre Crespy et Soissons, diocèse de Laon. S. Maurini, diocèse d'Agen. Mauziacum, Mauzac, diocèse de Clermont. * S. Mazentii, St. Maixent^ diocèse de Poitiers. S. Mazimi Crinonensis, près Chinon, diocèse de Tours. S. Maziminij ville et diocèse de Sens. S. Mazimini, faubourg et diocèse de Trêves. Maziminiacum, diocèse de Besançon. S. Medardi, ville et diocèse de Sens. S. Medardi, diocèse de Tours. * S. Medardi, St. Médard-lèz-Soissons, diocèse de Soissons. Medianum, près et diocèse de Bourges. Medianum Monasterium, Moyen Moutier, diocèse de Toul. Mediolacus, Metlac ou Mithlac, quatre lieues et diocèse de Trêves. "^ Melbodium, Maubeuge, diocèse de Cambray. S. Meliani, St. Melaine, faubourg et diocèse de Rennes. S. Melianii in Placio, Platz et puis Brains, diocèse de Vannes. Meteretense ou Melaretum, Mou tiers, diocèse d*Auxerre. S. Mello, à Rouen, puis à Pontoise, diocèse de Rouen. S. Memmii, diocèse de Chalon. Menatense, Menât, neuf lieues et diocèse de Clermont. Mentuniacum, Mantenay St. Lié, diocèse de Troyes. Merbecca, Meerbeck, diocèse de Cologne. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 23 SS. Mevennii et Judicaelis, St. Méen, diocèse de St. Malo. S. Michaelis de Pistoria, ville et diocèse de Limoges. S. MichsBlis in Eremo, St. Michel-en-L'Erm, près Luçon, diocèse de Poitiers. S. HichsBlis de Segureto ou de l'Acu, St.-Michel-de-r Aiguille^ faubourg et diocèse du Puy. S. Hichaslis, ù Tonnerre, diocèse de Langres. S. Hichaelis (voir Honoviense), diocèse de Strasbourg. S. Hichœlis de Cazano, diocèse d'Elne. S. Michselis in Teoracio, St. Michel-en-Tiérache, diocèse de Laon. S. Hichœlis, diocèse de Beauvais. S. Hichœlis in periculo maris, Mont St. Michel, diocèse d'Avranches. S. Hichœlis, St. Mihiel, diocèse de Toul. Hiciacus, Miey, trois lieues et diocèse d'Orléans. Hillebeccus, Maubec, diocèse de Bourges. S. Hoaki^ diocèse de St. Malo. Hoissiacum, Moissac, diocèse de Cahors. Holesmus? Molesmes, près Tanlay, diocèse de Langres. Honasterium ad Sabim, Moustier-sur-Sambre, deux milles et diocèse de Namur. Honasterium Tillare, Montivilliers, diocèse de Rouen. Hons Altns, diocèse d'Aire. Hons S. Beati près Coblentz, diocèse de Trêves. Hons S. Othiliœ (voir Hohenburgum), diocèse de Strasbourg. Hons Olivi, Montolion, deux lieues et diocèse de Carcassonne. Hontis Falconis, près Varennes, diocèse de Reims. Hontis Hajoris, Montmajour, diocèse d'Arles. Horbacum, Murbach, diocèse de Bâle. Horiacum, Lochmenech, diocèse de Vannes. 'l'Hosomnm, Mouson, diocèse de Reims. Civitates. '''Namnetensis, Nantes. Niciensis, Nice. * Namurcensis, Namur. * Niversensis, Nevers. '^^ Narbonensis, Narbomne. "^^ Nemausensis, Nîmes. 1" Noviomensis, Noyon. a^bbatiœ, seu ^onasteria, S. Nabori, St. Avold, diocèse de Metz. Nantolium ou Nantogilum ou Nantoliacum, Nanteuilen Vallée, diocèse de Poitiers. 24 LISTE COMPLÈTE Nantnacum, Nantua^ diocèse de Lyon. Nantum, Nanteuil, dépendance de Tabbaye de Vabre^ près Rodez, diocèse de Rodez. Nantain, Nanteuil, diocèse de Coutances. *S. Nazarii, ville et diocèse d'Autun. S. Nicasii^ ville et diocèse de Reims. S. Nicetii, St. Nizier, ville et diocèse de Lyon. S. Nicetii, ville et diocèse de Vienne. Niedermonasterinm^ Nieder-Munster, diocèse de Strasbourg. Rigella abscondita, Nesles-la-Reposte^ en Brie, diocèse de Troyes. '^'Nigella ou Nivialla^ Nivelle, diocèse de Namur. S. Nonnica, Plemeur, diocèse de Quimper. Novientum, Ebermunster, diocèse de Strasbourg. Novavilla, Neuvillers, diocèse de Strasbourg. Novum Honasterium, Neumoutier ou Ottvilliers, diocèse de Metz. Civitas. Olorenais, Oléron. fiÂibatiœ , seu OCbnasteria, Olfonis cella, Schulteren, diocèse de Strasbourg. Oflonis villa, diocèse de Besançon. Oniam, diocèse de Bourges. Orbacum, Orbais, cinq lieues de Cliateau-Thierry, diocèse de Soissons. Ordorpense, diocèse de Mayence. Oriniacum, Origny St. Benoît, diocèse de Laon. Orpimn, Orp ou Orpen, près Namur, diocèse de Maestricht. Ossonia villa, diocèse de Toul. Oyense, près Sézanne, diocèse de Troyes. Civitates. * Parisiensis, Paris. | Petracoriensis, Perigueux. | *Pictavieiisis, Poitiers. (^bbatiœ, seu ^onasteria. S. Paduini, près de la Sarthe, diocèse du Mans. Palatiolum, Palz, faubourg et diocèse de Trêves. Palma, Baume-les- Dames, diocèse de Besançon. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 25 Papolennm ou Popolennm, ville et diocèse de Tours. S. Papnlij St. Papoul^ une lieue de Chateauneuf, diocèse de Toulouse. Paterniacum^ Peterlingen^ près Avenches^ diocèse de Lausanne. S. Patricii^ dans le Morvan^ diocèse de Nevers. S. Patriciaci, diocèse de Bourges. S. Pauli^ ville et diocèse de Limoges. S. Paulin ville et diocèse de Poitiers. S. Paulin ville et diocèse de Lyon. S. Paulin ville et diocèse de Narbonne. S. Paulin faubourg et diocèse de Beau vais. S. Paulij diocèse de Sens. S. Paulij diocèse de Verdun. S. Panli^ ville et diocèse de Besançon. S. Paulij ville et diocèse de Lausanne. Pauliacum^ à quatre lieues et diocèse de Rouen. Pentale^ au confluent de la Seine et de la Risle^ diocèse de Rouen. Peros Qoirec^ diocèse de Dol. Pesaanimi ou Pecianum, près et diocèse d'Auch. S. Petri^ ville et diocèse de Cologne. S. Petri^ diocèse de Liège. S. Petri^ diocèse de Maçon. S. Petri^ ville et diocèce de Reims. S. Pétri, ville et diocèse de Beauveais. S. Petri^ sur la Dive, diocèse de Seez. *S, Petri^ à Corbie^ diocèse d'Amiens. S. Petri^ à Melun^ diocèse de Sens. S. Petri^ faubourg et diocèse d'Auxerre. S. Petri^ ville et diocèse de Metz. S. Petrij ville et diocèse de Vienne. S. Pétri ad Cœmeteriunij ville et diocèse de Tours. S. Pétri ad montes^ diocèse de Chalon. S. Pétri Cabilonenais^ ville et diocèse de Chalon. S. Pétri Condomensis^ Condom. S. Pétri de alta petra^ Moutier-Haute-Pierre^ diocèse de Besançon. S. Pétri de Belle monte^ St. Pierre-de-Beaumont ^ près et diocèse de Clermont. S. Pétri de Blasilia^ St. Pierre-de-Blesle^ diocèse de Clermont. S. Pétri de Burgo^ ville et diocèse de Valence. S. Pétri de Buaogilo^ diocèse du Mans. S. Pétri de Cabaria (voir S. Maria Caprariensis)^ diocèse de Narbonne. S. Pétri di Cannis^ Cannes^ diocèse de Narbonne. S. Pétri de Caais^ Les Chases^ sur rAllier^ diocèse de Clermont. S. Pétri de Clariaco^ Clairac^ diocèse d*Agen. S. Pétri de Cultura^ faubourg et diocèse du Mans. S. Pétri de Hamo^ deux lieues de la mer^ diocèse de Coutances. S. Pétri de Parciaco^ diocèse de Tours. 4 26 LISTE COMPLÈTE S. Pétri de Ponte^ St. Pierre-en-Pont, ville et diocèse d'Orléans. *S. Petri de Ponte, Pierrepont^ diocèse de Laon. S. Petri de Régula^ Squirs^ sur la Garonne^ diocèse de Bazas. S. Petri de Régula^ La Réouie, diocèse de Lescar. S. Petri de Turre^ St. Pierre-la-Tour, ville et diocèse du Puy. S. Petri EngolismensiSj ville et diocèse d^Angoulème. S. Petri Flaviniaci^ diocèse d'Autun. S. Petri Frislariensis^ Frizlar, sur TEder^ diocèse de Mayence. S. Petri in BuzidOj diocèse du Mans. S. Petri in Eriordia^ Petersberg, près Fulde, diocèse de Mayence. S. Petri in valle^ St. Pierre-en-Val^ ville et diocèse de Chartres. S. Petri Lezatiensis^ Lezat^ diocèse de Toulouse. S. Petri Lugdnnensis, ville et diocèse de Lyon. S. Petri pnellare^ St. Pierre-le-Puellier^ ville et diocèse de Poitiers. S. Petri pnellarnm^ ville et diocèse de Bourges. S. Petri puellarum^ faubourg et diocèse de Tours. S. Petri Yesuntionensis^ diocèse de Besançon. S. Petri vivij ville et diocèse de Sens. S. Petrusii^ en Morvan, diocèse de Nevers. * S. Philiberti^ à Tournus^ diocèse de Chalon. 1" Pisciacum^ Poissy^ diocèse de Chartres. Poliniacum^ Poligny^ diocèse de Besançon. S. Polycarpij trois milles de Limoux^ diocèse de Narbonne. S, Pontii Tomeriarum^ St. Pons-de-Tomières, diocèse de Narbonne. Pontiniacum^ Pontigny^ diocèse de Bourges. Porcetum^ Portait^ diocèse de Liège. Portus Mauri^ Port-Mort, diocèse de Rouen. Pratellum, Préaux, près Pont-Audemer, diocèse de Rouen. S. Prœjecti, St. Prix, diocèse de Noyon. S. Prœjecti Flaviniaci, diocèse d*Autun. Princiacus, diocèse de Bourges. S. Privati, St. Privat-du-Gers, ville et diocèse d'Uzès. * Prnmia, Prum ou Pruim, dix lieues et diocèse de Trêves. Pultaririensis^ Ponthières, deux lieues de Molesmes, diocèse de Langres. Puteolns, sur la Voire, diocèse de Chalon. Cl Q/fbbatiœ, seu ^onasteria. S. Quintini, ville et diocèse de Troyes. S. Quintini de Honte, Mont-St. -Quentin, près Péronne, diocèse d'Amiens. S. Quintini in insula. Abbaye d'Isle à St. Quentin, diocèse de Noyon. * S. Quintini Viromanduensis, St. Quentin, diocèse de Noyon. S. Quiteriœ de Manso, diocèse d'Aire. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 27 Civitates, * Redonensifl, Rennes. Regensis, Riez, en Provence. "*" Remensifl, Reims. RivensiSj Rieux^ en Bretagne. * Rotomagensis, Rouen. Rupellensis, La Rochelle. * Ruthenensis, Rodez. Q/£bbatiœ , seu OfTonasteria. Radolium, Reuil, près Jouarre, diocèse de Meaux. S. Ragneberti, St. Rambert, entre Bourg et Belley, diocèse de Lyon. Rauzaliœ monasterium, Moutier-Rauzeille, diocèse de Limoges. Redeverus, ' Riviers, diocèse de Bayeux. Redum, Réez, trois lieues et diocèse de Meaux. S. Reguli, ville et diocèse de Senlis. S. Remigii, ville et diocèse de Reims. S. Remigii, ville et diocèse de Sens. Reomus, Moutier-St.-Jean, près Tonnerre, diocèse de Langres. Resbacensis, Rebais, diocèse de Meaux. Retense, diocèse de Limoges. *Retonda8, Retondes, entre Soissons et Compiègne, diocèse de Soissons. Ribodi mons, Ribemont, près St. Quentin, diocèse de Laon. S. Richarii, St. Riquier, diocèse d'Amiens. S. Richmerii, diocèse du Mans. S. Rigomeri, St. Rigomer, ville et diocèse de Meaux. S. Rigomeri, près de la Sarthe, diocèse du Mans. Rodenacum ou Rotomacum, Kenay ou Ernay, entre Audenarde et Gerardmont, diocèse de Liège. Romanense ou S. Bernardi, diocèse de Vienne. S. Romani de Rupe, près St. Claude, diocèse de Lyon. Romanum, diocèse de Lausanne. Romarici Mena, Remiremont, diocèse de Toul. Rotonense, Redon, diocèse de Vannes. Rubiacenais, près et diocèse de Clermont. Ruâiacenais, Ruffec, diocèse de Limoges. Ruiensia, St. Gildas-de-Ruiz, diocèse de Vannes. S. Rumoldi, près Malines, diocèse de Liège. Rutela, Rethel, diocèse de Trêves. 28 LISTE COMPLÈTE Civitates. SagiensiSj Seez. 'I' SUvanectensis^ Senlis. * SantoniensiSj Saintes. Sistaricensis^ Sisteron. SedunensiSj Sion. Spirensis^ Spire. Senecensis ou Sanitium^ Senez^ entre '''StratbQrgeiiais^ Strasbourg (voir Ar- Embrun et Sisteron. , gentoratensis). ^SenonensiSj Sens. "*" Suessionensis^ Soissons. adbbati^, seu (Monasteria. Saciacum^ diocèse d'Auxerre. S. Salvatoris^ ville et diocèse de Nîmes. S. Salvatoris^ ville et diocèse de Lodève. S. SalvatoriSj ville et diocèse de Carcassonne. S. Salvatoris^ St. Sauveur-le-Vicomte^ diocèse de Coutances. S. Salvatoris^ diocèse de Nevers. S. SalvatoriSj en Puysau^ diocèse d'Auxerre. S. Salvatoris de Brogilo^ diocèse du Mans. S. Salvatoris Virtudensis^ St. Sauveur-des-Vertus^ diocèse de Chalon. S. Salviij ville et diocèse d'Alby. S. Salviij St. Sauve^ à Valenciennes^ diocèse de Cambray. S. Salvii, St. Sauve, diocèse d'Amiens. S. Salvii^ St. Saire^ diocèse de Rouen. Sangenovefana^ Ste. Geneviève^ ville et diocèse de Paris. Sangerardense^ St. Gérard-de-Broyen^ trois lieues et diocèse de Namur. S. Samsonis^ ville et diocèse de Dol. S. Sanctini^ St. Saintin^ ville et diocèse de Meaux. Sarlatum^ Sarlat^ diocèse de Périgueux. S. Satumini^ St. Semin, «ville et diocèse de Toulouse. S. Satumini^ diocèse d'Angers. S. Savini^ St. Sabin^ près Argelez^ diocèse de Tarbes. Saviniacense^ Savigny^ trois lieues et diocèse de Lyon. Saxiacum^ St. Benoit de-Seyssieu^ sur le Rhône^ diocèse de Lyon. S. Scholastica^ faubourg et diocèse du Mans. Schwarzacum^ près Ulm^ diocèse de Strasbourg. Scotorium (voir Doratum)^ sur la Sèvre^ diocèse de Limoges. ^^. Sebaatiani^ faubourg et diocèse de Soissons. S. Sebastiani de Hagno Loco^ St. Sébastien-de-Maulieu^ diocèse de Clermont. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 29 Sedaciacum, St. Martin-de-Sarsey^ diocèse de Saintes. Seligenstadiensis, trois milles de Francfort, diocèse de Mayence. Senapara^ Sevenières^ diocèse de Tours. Septem Fontiom, près Caussade^ diocèse de Cahors. Septem Holœ, Criel? diocèse de Rouen. S. Sequani^ St. Seine^ cinq lieues de Dijon^ diocèse de Langres. S. Serenici, diocèse de Séez. SS. Sergii et Buchi> St. Serge^ faubourg et diocèse d'Angers. S. Servatii, diocèse de Liège. Seaciacense, Sciey^ près Grandville^ diocèse de Coutances. Seasiacum, diocèse d'Auxerre. S. Severi, St. Sever, diocèse d'Aire. S. Severi, ville et diocèse d'Agde. S. Severi, deux lieues de Vire^ diocèse de Coutances. S. Severi de Albiciaco, St. Sever-^de-Rustien, diocèse de Tarbes. 'S. Severini, diocèse de Bordeaux. S. Severini, ville et diocèse de Paris. S. Severini, à Château-Landon^ diocèse de Sens. S. Sidonii, sur la Varenne^ diocèse de Rouen. S. Sigiamundi, près Rouffach^ diocèse de Strasbourg. Silezia ou Siezia. St. Lauthène, près Poligny^ diocèse de Besançon. Silva Regalis (voir Ulmetum). Simorra, sur la Gimone^ diocèse d'Auch. S. Sixti, ville et diocèse de Reims. Soliacum ou Sublacum, Souillac^ diocèse de Dax. Sordua, diocèse de Dax. Soricinium, Sorèze^ diocèse de Lavaur. Sparnacum, Épernay^ diocèse de Reims. Spinalium, Epinal^ diocèse de Toul. Stabulensis, Stavelo^ diocèse de Liège. Stabnlum, diocèse de Metz. S. Stephani, ville et diocèse de Paris. S. Stephani, faubourg et diocèse de Noyon. S. Stephani, diocèse de Nevers. S. Stephani, à Caen^ diocèse de Bayeux. S. Stephani, faubourg et diocèse d'Angers. S. Stephani, ville et diocèse de Lausanne. S. Stephani, ville et diocèse d'Agen. *TS. Stephani Argentinenaia. ville et diocèse de Strasbourg. S. Stephani Beanienae, Baigne, diocèse de Saintes. S. Stephani de Ariuco, diocèse d'Antibes. S. Stephani de Crnciaco, diocèse de Soissons. S. Stephani de Tornaco, Tornac, diocèse de Nîmes. '^'TS. Stephani Divionenaia Dijon^ diocèse de Langres. Stivagium, Estival, diocèse de Toul. 3o LISTE COMPLÈTE Suestrensis, Susteren^ diocèse de Liège. S. Sulpicii, ville et diocèse d'Uzès. Suraburgensis ou Sancta Silva, Surbourg^ huit lieues et diocèse de Strasbourg. S. Symphoriani. ville et diocèse de Bourges. S. Symphoriani^ ville et diocèse d'Autun. S. Symphoriani, diocèse de Beau vais. S. Symphoriani, ville et diocèse de Sens. S. Symphoriani, près et diocèse de Trêves. S. Symphoriani, diocèse de Metz. Civitates. Tarbenais^ Tarbes. 'I' Tornacenaia^ Tournay. Tarentaaiensis, Tarentaise. "*" Trecensis^ Troyes. * Tarvanna, Térouanne (Voir Morinensis). Tricastinenais, St. P aul-trois-Chateaux, Telonensis^ Toulon. * TrevirensiSj Trêves. 'l'Tolosanaj Toulouse. ^Tnllenais^ Toul. oAibatiœ, seu ^onasteria. Talveriae^ Talloires, sur le lac d'Annecy^ diocèse de Genève. Tauracum, diocèse de Dol. S. Taurinij ville et diocèse d'Evreuz. Taurisiacum^ diocèse de Bourges. Tecladenae^ Teillède^ près Riom^ diocèse de Clermont. S. Theodorici^ près et diocèse de Reims. Theolegium ou Tabuleium^ Tholey^ près St. Wandelin^ diocèse de Trêves. S. Theuderii, Arcisses^ diocèse de Vienne. S. Thomas^ près et diocèse de Strasbourg. S. Thoms^ à Andernach^ diocèse de Trêves. S. Thyrsi^ ville et diocèse de Lausanne. S. Tiberii^ deux lieues et diocèse d'Agde. S. Timothei^ ville et diocèse de Reims. Tencilliacensia^ Pont-de-Cé? diocèse d'Angers. S. Trechii in Buzido^ diocèse du Mans. S. Troeaii^ diocèse de Nevers. "^S. Trudonis^ St. Tron^ six milles et diocèse de Liège. Truncinium^ Dronghen^ près Gand^ diocèse de Tournay. S. Tudii Insula^ Enez Tudi^ près Combret, diocèse de Quimper. Tuffiacense^ diocèse du Mans. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 3i S. Tugduali^ ville et diocèse de Tréguier. Turoltum, à Bruges/ diocèse de Tournay. Tutela^ TuUe^ diocèse de Clermont. Civitas. * Uceticensis, Uzès. (i4J>batiœ, seu (Mbnasteria. >» S. nUacii^ diocèse du Mans. Dlmensis^ près Malines^ diocèse de Liège. S. Urbanij en Pertois^ diocèse de Cbalon. S. Drsi, diocèse de Tours. Ursi Campi ou Urbs Campus^ Ourscamp^ diocèse de Noyon. S. Urainiij diocèse de Bâle. S. Ursula^ ville et diocèse de Cologne. Uticom^ diocèse de Séez. Civitaies. Valentinensis^ Valence. ^Vesontium^ Besançon. Vapincenais^ Gap. **" Viennenais^ Vienne. Vaaatenais^ Bazas. Vincienais ou Vecisienais^ Venge entre Taaionensia^ Vaison. Antibes et Grasse. * Vellavenaia ou Anicienais, Le Puy. * Virdonenaia^ Verdun. Venetenaiaj Vannes. Vivarienaia^ Viviers. Veromanduenaia^ Vermand. Vormatenaia^ Worms. Toulouse. S. Valdetmdisl Ste. Vaudru^ à Mons^ diocèse de Cambray. Valeluaenaia^ diocèse de Besançon. S. Valeriani, diocèse d'Auxerre. 32 LISTE COMPLÈTE Vallon, diocèse de DoL Valsiodorense, Wasort ou Valincourt^ près Dinant^ diocès;^ de Liège. Vandopera, diocèse du Mans. Varenna, en Tellau^ diocèse de Rouen. Varenna^ diocèse d'Auxerre. Vaurnm ou Vora, Lavaur^ diocèse de Toulouse. S. Vedaati, S. Waast^ diocèse d'Arras. S. Venantii, ville et diocèse de Tours. S. Tenantii Halliacensia, quatre milles et diocèse de Tours. Vergavilla, diocèse de Metz. Vertonense, diocèse de Nantes. Vêtus murus, Vieil mur, douze lieues de Castres^ diocèse d*Alby. Vêtus Civitas, Ploucastel, diocèse de Tréquier. S. Victoris, ville et diocèse de Marseille. S. Victoria, faubourg et diocèse de Nevers. S. Victoris, diocèse de Valence. S. Victurii, près de la Sarthe^ diocèse du Mans. S. Vigoris, près et diocèse de Bayeux. Villa Crosa, diocèse de Fréjus. Villalupa, Villeloin, diocèse de Tours. Villare Monasterium, Montivilliers, près le Havre^ diocèse de Rouen. Vills magns, Villemagne-l'Argentière, diocèse de Béziers. S. Vincentii, près et diocèse de Maçon. S. Vincentii, ville et diocèse de Laon. S. Vincentii, faubourg et diocèse de Metz. S. Vincentii. diocèse de Tours. S. Vincentii, sur la Sarthe, diocèse du Mans. S. Vincentii, diocèse de Besançon. S. Vincentii, diocèse de Vienne. S. Vincentii Arslatensis, Artay, diocèse de Besançon. S. Vincentii de Magniaco, diocèse de Nevers. S. Vincentii Lucansis ou Saltu bono, Saute- bon-de-Luc^ diocèse d'Oloron. Vintlana, Bray^ diocèse de Rouen. S. Virginia, ville et diocèse de Mayence. Virduni Hansum, Mas-Verdun^ diocèse de Toulouse. de Virsiliis S. Martini^ diocèse de Besançon. Virtudum, St. Sauveur-des- Vertus, diocèse de Chalon. Verziniacum S. Basoli, S. Basle^ diocèse de Reims. S. Vitoni, St. Vannes, diocèse de Toul. S. Viti, diocèse de Besançon. S. Voluscani, à Foix, diocèse de Toulouse. Volvicense, Volvic, diocèse de Clermont. S. VuUini, diocèse d'Auxerre. S. Vulmari, Samer, diocèse de Térouanne. S. Walarici, en Vimeux, diocèse d'Amiens. DES CITÉS, ABBAYES ET MONASTÈRES. 33 S. Waldeburgis, un mille de Hagiienau^ diocèse de Strasbourg. S. Wandregisilii^ S. Wandrille^ près Caudebec^ diocèse de Rouen. Weissemburgum^ Wissembourg^ diocèse de Spire. Werda ou Insula^ Kaiserverth^ sur le Rhin^ diocèse de Cologne. Werdena^ Werden, près Rocroy, diocèse de Cologne. S. Willebrordij Epternac^ diocèse de Trêves. Woromhaltum^ Wormhoult^ près St. Omer^ diocèse de Térouanne. de Yvelina^ Veaune^ ville et diocèse de Marseille. ■î^'^i 5 Deaxièfia© Ph^ti© CATALOGUE RAISONNÉ DES MONNAIES CAROLINGIENNES CATALOGUE RAISONNÉ DES MONNAIES CAROLINGIENNES 3jes paires du Valais (619 à 152). Quoique cet ouvrage ne contienne le dessin ou la description d'aucun de ces deniers d'argent (saigas ou sceatas) émis pendant les dernières années de la royauté mérovingienne, je crois devoir donner ici un court résumé de l'histoire des princes d'Austrasie sous la principauté desquels furent surtout émises ces monnaies si curieuses et, jusqu'à ce jour, si peu connues. On verra qu'en réalité la royauté carolingienne a commencé de fait bien antérieurement à l'avènement de Pépin-le-Bref. Il n'y a eu de transition brusque ni dans la situation personnelle de ces princes austrasiens, ni dans le système politique ou administratif du pays; il a dû nécessairement en être de même pour le système monétaire. On reconnaîtra, dans ce court résumé, un enchaînement logique de ' faits qui a amené nécessairement, sans secousses et sans révolutions, la chute de la dynastie mérovingienne et l'avènement des carolingiens. Ces derniers n'ont été, je le répète, que les continuateurs , en tout , du système politique et administratif existant lors de la chute du dernier roi de la première race . Après la mort de Dagobert II, dernier roi d'Austrasie (679), Pépin d'Herstal marche sur Paris et, maître de la personne de Thierry III (687), il règne sur toute la France, avec les rois à lui soumis^ disent les annales frankes. Il meurt en 714. Son fils Karle est proclamé duc d'Austrasie (71 5). Au printemps de 38 MONNAIES FRANÇAISES. Tannée 717 il s'avance, à la tête d'une armée austrasienne, contre le roi Hilpéric qui refuse de lui rendre la principauté {principatum) qu'avait eue son père Pépin sur les Franks occidentaux. Le roi de Neustrie est battu et se réfugie auprès d'Eudes duc d'Aquitaine. Karle se donne un roi du nom de Chlother qui meurt en 719. Il réclame alors à Eudes la personne de Hilpéric et le trésor royal. Le duc d'Aquitaine cède au duc d'Austrasie et accepte l'alliance franke. La Gaule se trouve ainsi partagée entre Karle et Eudes qui prend le nom de roi des Gallo-Wascons. Hilpéric est ramené en Neustrie où Karle, disent les annales de Metz, en agit miséricordieusement avec lui et l'établit roi sous son autorité. A la mort de Hilpéric, Karle lui donne pour successeur (729) le fils de Dagobert III, Théodoric de Chelles, qui meurt en 737. Le roi d'Aquitaine, Eudes, étant mort sur ces entrefaites^ son fils et successeur Hunald est sommé par le duc de France de reconnaître sa suprématie. Hunald refuse, est battu (736) et n'obtient, sous le titre de duc, la possession paisible de ses états qu'à la condition de les tenir à foi et hommage du duc Karle et de ses deux enfants Pépin etKarloman. Le nom du roi n'est même pas prononcé. A la mort de ce dernier, Karle, sans s'occuper de lui donner un successeur, gouverne seul le royaume sous le titre de Duc des Franks (de 737 à 741). On a de lui un diplôme daté de la cinquième année après la mort du roi Théodoric. Son épitaphe lui donne le titre de roi, mais il ne le prit jamais. En 741 Pépin et Karloman succèdent à leur père Karle-Martel et reçoivent en partage : Karloman l'Allemanie ou Souabe, TAustrasie, la France d'Outre-Rhin et la Thuringe, avec la suzeraineté sur le reste de la Germanie. Pépin a pour sa part: la Neustrie, la Burgondie et la Provence, ainsi que l'Aquitaine, à charge par lui de la conquérir. Les deux frères créent un roi, Hildéric III fils de Hilpéric II; cette royauté nominale n'empêche pas Karloman, dans la préface d'un capitulaire de l'an 743, publié à Leptines, de dire qu'il a rassemblé les évêques in regno suo. En admettant que Regnum signifie seulement ici le Domaine utile, le monnoyage devait en faire partie. On trouve même une charte du règne de Hildéric III où le nom du roi ne figure pas et qui porte: régnante Carolomanno et Bobone comité. En 743 les deux frères réunis s'emparent de la Bavière. En 745 le duc Hunald, battu par eux, se reconnaît vassal de Pépin. SECONDE RACE. 39 En 747 Karloman se retire au Mont-Cassin, remettant aux mains de Pépin ses enfants et son royaume. Pépin s'empare du tout: 7{egnum totum sibi vindicavit. Enfin en 752, Pépin, las de ce fantôme de royauté mérovingienne, dépose le roi Hildéric III, le fait enfermer au monastère de Sithin (Saint-Bertin) et se fait proclamer roi des Franks. Œ^épin-te-SBref (de 152 à 768). Pépin est sacré en mars 752. En 753 il réunit à ses états la Septimanie à l'exception de Narbonne. La même année il bat les Saxons. Il s'empare de Vannes où il place un comte frank (Rennes et Nantes étaient rentrées sous la domination franke depuis le règne de Karle-Martel). En 754 Pépin est sacré roi, avec ses deux fils, à Saint-Denis, le 28 juillet, par le pape Etienne II, à la prière duquel il déclare la guerre à Astulfe roi des Langobards. Ce dernier est battu et s'engage à rendre au pape l'exarchat de Ravenne avec la Romagne et le duché d'Urbin dont il s'était emparé. Pépin, pour assurer la tranquillité de la papauté, rédige la fameuse donation par laquelle il constitue le Domaine de Saint- Pierre. Le II juillet 755 Pépin réunit un concile à son palais de Vernon-sur- Seine. Dans ce concile il rend une ordonnance sur les monnaies, prescri- vant de tailler 22 sols d'argent dans une livre au lieu de 25 qu'on taillait auparavant. En 756 le roi des Langobards reprend les armes et vient assiéger Rome. Pépin accourt en Italie avec ses deux fils Karle et Karloman. Astulfe se réfugie à Pavie, puis il se soumet et s'engage à payer un tribut et à livrer au pape la ville de Commachio qui est réunie au patri- moine de Saint-Pierre. En 758 les Garinthiens (entre la Drave et le golfe de Trieste) se soumettent à lui pour obtenir protection contre les Huns. En 759 Narbonne est prise et réunie au royaume frank. 40 MONNAIES FRANÇAISES. En 761 Pépin envahit l'Aquitaine et s'empare de diverses places fortes telles que Bourbon-rArchambault, Chantelle et Clermont (Clarus Mons, Claremons) citadelle de la cité Arverne. En 762 nouvelle invasion de l'Aquitaine ; Thouars est brûlé, Bourges est pris. De 763 à 768, nouvelles campagnes contre Waïfer, l'Aquitaine est tout entière soumise. Pépin fait bâtir un palais à Bourges en signe d'irrévocable conquête. Il meurt le 24 octobre 768, après avoir partagé son royaume entre ses deux fils Karle et Karloman. Pépin est le premier roi de France qui ait employé dans ses diplômes la formule GRATIA DEI REX. Son fils Karle l'employa communément. Elle a été à tort regardée comme une marque de souveraineté. Non seulement des princes, mais des évéques, des abbés et de simples prêtres s'en sont servis, sans autre dessein que d'exprimer leur re- connaissance envers Dieu. Planche I. Angers? (Andegavis Civitas). I. RP en monogramme dans un cercle de grènetis; deux points dans le champ; ^ 9 A — M— D — E en monogramme dans un cercle de grènetis; un demi- cercle de points entoure les lettres DE. Denier. Ma collection (voir Carloman^ n® 2 et Charlemagne, n® 6). L'ordre alphabétique, que j'ai adopté, m'oblige à présenter en pre- mier lieu une monnaie de fabrication moderne. Mais comme cette pièce a reçu en quelque sorte ses lettres d'authenticité de nos maîtres en numismatique, je dois discuter leur opinion, et expliquer pourquoi il m'est impossible de l'admettre. Ce denier est identique, comme revers à celui de Charlemagne (pi. V, n" 6) ce que je dirai de l'un s'appli- quera à l'autre, comme aussi au denier de Carloman (pi. IV, n** 2) sur lequel ils ont été copiés tous deux. M. Cartier, et généralement tous les auteurs qui ont décrit ce denier, l'attribuent à la ville d'Angers. Disons de suite que cette attribution SECONDE RACE. 41 n'est pas soutenable en présence du denier de Carloman, la ville d'An- gers n'ayant jamais fait partie du royaume de ce fils aîné de Pépin. M. de Longpérier, décomposant le monogramme y trouve les lettres A-M-D-V ou A-N~D-E-M et pencherait pour le monétaire AMEDEVS^ la forme AN DEM pour Andematunum (Langres) n'étant plus, dit-il, en usage au VIII* siècle. Il est vrai qu'à cette époque le nom de LINGONUM était presque tou- jours employé au lieu du nom ancien, mais nous verrons, sous Louis I**" et même sous Lothaire, le nom de Mettis remplacé sur la monnaie par les noms Mediomatricorum, Mediomatricis qui, déjà depuis longtemps, étaient tombés en désuétude. Quant aux noms de monétaires sur les monnaies carolingiennes, je crois, malgré toute l'autorité du nom de M. de Longpérier, qu'il faut y renoncer. Le système, propre à la première race, de fonctionnaires d'ordre inférieur signant les monnaies frappées sur tous les points du royaume frank, avait disparu complètement lors de l'avènement au trône de Pépin-le-Bref. Sur les saigas ou scéatas, qui étaient presque la seule monnaie nationale pendant les règnes des derniers maires du Palais, on ne les retrouve déjà plus. Il n'est pas douteux que certaines monnaies des premiers rois de la seconde race portent des noms d'hommes, mais ces noms y sont placés en vertu d'un système ad- ministratif tout différent de celui qui était en vigueur sous les rois mérovingiens ; je m'étendrai sur ce point plus longuement à propos de la monnaie de GADDO (pi. II, n" 28). Revenant à notre denier, ainsi qu'à celui de Charlemagne, voici les raisons qui me les font rejeter de la série des monnaies authentiques de la seconde race : Si l'on remarque Taspect sec et maigre de la gravure et l'identité de ces deux médailles émises à un assez long intervalle l'une de l'autre, à une époque où il est presque impossible de trouver, sous le même règne et dans le même atelier, deux deniers frappés avec le même coin ; si on les place enfin au milieu des monnaies bien cer- taines de Pépin et de Charlemagne, aucun doute ne pourra subsister. Etant seul, jusqu'alors, de cet avis, je ne pouvais supprimer, de mon autorité privée, deux monumens numismatiques de cette importance. Je les ai donc discutés aussi sérieusement que si je n'avais aucun doute sur leur authenticité. 42 MONNAIES FRANÇAISES. Antrain (Interamnis Vicus). 2. RP dans un cercle de grènctis, six points dans le champ; 5^ INT— TRA-NO en trois lignes séparées par des barres horizontales; I et N sont liés ainsi que R et A, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Ma collection; découverte d'Imphy .... Valeur i5o fr. Un denier semblable et de même provenance, faisant partie de la col- lection de P. d'A. porte à la première ligne du revers NT (voir Première Partie^ pi. I, n^ 4). M. de San-Quintino cite une obole de Pépin, à ce même type, qu'il aurait vue dans une collection particulière; c'est évidemment une erreur; il n'y a pas d'obole de Pépin; c'était probable- ment un denier rogné ou, ce qui serait beaucoup plus intéressant, un denier de petit module. Un autre denier, de même provenance et faisant partie de la même collection, porte à la première ligne AIT (voir Première Partie^ pi. I, n" 2). 3. RF dans un cercle de grènetis^ cinq points dans le champ; IjC AVT— TRA— NO en trois lignes séparées par des barres horizontales; A et V sont liés, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A.; découverte d'Imphy . . . Valeur 100 fr. Sur un autre denier semblable, de même provenance et faisant partie de la même collection, on lit, à la première ligne du revers, AT (voir Première Partie^ pi. I, n** 5). 4. RP dans un cercle de grènetis, six points dans le champ; IjC M— •**DA— OU en trois lignes séparées par des barres horizontales; le D et l'A sont renversés, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A.; découverte d'Imphy .... Valeur yS fr. Un autre denier de la même provenance et faisant partie de la même collection, ne diffère du n"* 4 que parce que la seconde ligne du revers porte TRA. Tous les deniers décrits ci-dessus ont été frappés à Antrain, localité ancienne située à peu de distance d'Imphy. M. de Longpérier, poursuivant l'idée^ qui lui appartient en propre, de perpétuer, sous les premiers carolingiens, la personnalité des moné- taires mérovingiens, a voulu voir, dans le nom gravé au revers de ce denier celui du monétaire Auttramnus. J'exposerai plus loin les raisons qui m'empêchent de me rallier à cette opinion de notre illustre maître. SECONDE RACE. 43 Mais je ne puis résister au désir de mettre sous les yeux de mes lecteurs une partie de la dissertation si savante et si intéressante qu'il a, sur ce sujet, insérée dans la Revue Numismatique française de Tannée i858 en décrivant la célèbre trouvaille d'Imphy. a... Nous avons pu relever dix noms de monétaires: Auttramnus, Adomundus, Ardis, Duodiwig, Had, Gervasius^ Leutbrannus, Mettha- dolus, Rodlannus et Sperandeus, qui viennent s'ajouter à ceux de Gaddo, d'Adradis, d'Odalricus et de Walacarius que nous avons fait connaître autrefois Auttramno n'est autre chose que le nom d'homme Authramnus à l'ablatif. Ce nom nous le retrouvons dans divers textes carolingiens sous les formes Altramnus, Altrannus, Aletramnus, Aledramnus, Autran- nus, Auteramnus, Auderamnus, Audramnus, Ottrannus, Odramnus. Nous pouvons citer aussi un nom très voisin, Aithramnus; voisin seulement pour la formation, parce que les noms qui commencent par AIT font une classe à part; mais Auttendus], Aultinus, Auttrudis, Ottrulfus, Ottradus, nous fournissent d'autres exemples de l'altération du radical ALD. Quant à la terminaison RAMNVS, première altération de CHRAMNVS (Bertchramnus, Gairechramnus, Waltechramnus) qui vient du radical germanique hraban, elle est une des plus communes parmi les noms des Franks ; il nous serait facile d'en citer encore plus d'une centaine après ceux que nous avons indiqués. Mais sans aller si loin, nous croyons pouvoir mentionner quelques noms de cette classe, afin de bien prouver c{u Auttramnus appartient à une famille de noms d'hommes, qu'il est impossible de confondre avec des noms géogra- phiques. On trouvera donc en lisant les textes carolingiens: Amal- trannus, Ansedramnus, Baltrannus, Bertramnus, Blittrannus, Cons- trannus, Deodramnus, Domtrannus, Droctramna, Dulcedramnus , Elec- trannus, Ercadramna, Ermedrannus, Evertramna, Fulcadramnus, Gairtramnus, Guntramnus, Hiltrannus, Ingadramnus, Lautramnus, Lethramnus, Mahidrannus, Maintraunus, Mondramnus, Natrannus, Raintramnus, Rotrannus, Sigedrannus, Sintramnus, Teutrannus, Wal- tramnus, Warmedramnus, Wiltrannus, Witramnus, etc. Ainsi dans le radical HRABAN on voit le B se changer en M, puis l'articulation MN devenir NN ; enfin plus tard le second N se change en D; Ingatrannus devient Enguerand, Bertramnus Bertrand » 44 MONNAIES FRANÇAISES. J'ai dit que je ne croyais pas pouvoir me rallier à l'opinion de M. de Longpérier ; plusieurs raisons s'y opposent. Je pose d'abord en principe que les noms d'hommes, sur les monnaies carolingiennes, étaient une exception. Quand on rencontre un nom de localité qui, aussi bien qu'un nom d'homme, traduit la légende de la monnaie, c'est au premier qu'il faut donner la préférence. De plus, dans le cas particulier qui nous occupe, la forme INTTRANNO est celle qu'il faut choisir, car elle se re- trouve indiscutable sur un denier de Charlemagne (inter amnes) que l'on verra plus loin; or ce nom n'est autre que celui d'Interamnis porté par une certaine quantité de lieux anciens. Le village actuel d'Antrain, auquel j'attribue nos deniers, est situé près d'Imphy ; le monnoyage s'y est prolongé pendant un assez long temps, comme en témoignent et le denier de Charlemagne, et les dégénérescences de légendes qui arrivent à des formes complètement illisibles, ce qui n'eût pas eu lieu si c'eût été un personnage officiel qui y eût inscrit son nom. Antrain est cité par les anciennes chroniques avec les diverses formes : Interamnis, Interamna, Interanis, Interannum, Interamnium. Aoste? (AvsTA Civitas). 5. RP dans un cercle de grènetis; 5^ AV en monogramme dans un cercle de grènetis. Il est assez difficile d'attribuer une valeur à ce denier fracturé. Je Testime à peu près 200 fr. M. Benjamin Fillon [Lettres à Dugast-Matifeux^ pag. 1 1 8) décrivant ce denier, appartenant à la collection de M. H. Morin, dit: «le faire de ce denier le place parmi les monnaies du Sud-Est du royaume frank». Il en conclut qu'il a dû être frappé à Aoste. C'est possible, mais il a pu aussi bien être émis à Avignon ou à Autun... etc.; le nombre est grand des cités dont le nom commence par AV. Quant à l'attribution au Sud-Est du royaume frank d'un style particulier sous le règne de Pépin, c'est, je crois, une illusion de notre savant confrère. Pour moi^ je vois dans le n° 5 un denier d'attribution incertaine, comme nous en ren- contrerons malheureusement trop. Arles (Arelatvm Civitas). 6. PRX (en monogramme), F dans un cercle de grènetis, quatre points dans le champ; SECONDE RACE. 45 5^ ART (en monogramme), E dessous, I en avant, le tout dans le cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur 400 fr. M. Feuardent qui a publié ce denier dans la Revue Numismatique française de 1882, page 5i, le rapproche d'un tiers du sol sur lequel on lit : lARTOVICOFIT. M. Lecointre-Dupont attribue à Jard (Vendée) la fabrication du dit triens. Pour moi j'aime mieux voir dans notre n* 7 l'atelier d'Arles dont toutes les lettres se retrouvent dans la légende du revers. Austrasie. 7. TTPIPI, croisette sur le premier I, francisque ou hache sous la légende, le tout dans un cercle de grènetis; y PRX en monogramme, I surmonté d*une croisette, F, six points dans le champ, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d*A.; vente Colson Valeur 340 fr. 8. Semblable au précédent; 5^ deux croisettes superposées, PRX en monogramme, F, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Mus. de B Valeur 340 fr. 9. HPIPI, croisette en dessus, francisque en dessous, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A Valeur 340 fr. 10. nPIPI, au-dessus croisette pommetée entre deux points, au-dessous hache ou francisque entre deux points, dans un cercle de grènetis; ]^ RX en monogramme, F; au centre deux points dont l'un est entouré d*un cercle pointillé, point sous l'F, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur 25o fr. 11. IIPIPI, au-dessus une croisette, une francisque au-dessous; cercle de grènetis; "SjC PR en monogramme, F, enclume? entre les deux lettres, six points dans le champ, le tout dans un cercle de grènetis. Ce denier, publié par Van-der-Chijs, a été trouvé à Dombourg, ainsi qu'il résulte de la notice de M. Rethaan-Macaré. Il fait partie de la col- lection de la Société Zélandaise à Middelbourg. Denier Valeur 25o fr. 12. nPIPI, au-dessus une croisette, une francisque au-dessous, dans un cercle de grènetis; IjC RP, trois points en dessous, dans un cercle de grènetis. Denier trouvé à Dombourg, publié par M. Rethaan-Macaré, et par Van- der-Chijs, pi. IX, no 5. Denier. Coll. de la Société Zélandaise Valeur 25o fr. i3. nPIPI, au-dessus une croisette entre deux groupes de trois points, une fran- cisque au-dessous, le tout dans un cercle de grènetis; 46 MONNAIES FRANÇAISES. y RXF^ RSX en monogramme, point entre R et F, un cercle de grènetis autour du tout. Ce denier j publié par Van-der-Chijs , pi. IX, n<» i, a été trouvé en 1844 ^ Dorestadt; il fait partie du cabinet de TUniversité de Leyde. Un autre exemplaire semblable est au cabinet de la monnaie à Utrccht. 14. IIPIPI, point après le premier P, au-dessus un point et une croisette, au- dessous une francisque, un cercle de grènetis borde la pièce; 5^ RP en monogramme, T entre les deux lettres, en-dessous une sorte de trèfle à long pied ou croix trèflée, le tout dans un cercle de grènetis. Cette pièce est publiée par Rethaan-Macaré parmi les monnaies trouvées à Dombourg. Elle est dans le cabinet de la Société Zélandaise. Valeur 25o fr. Van-der-Chijs, qui publie aussi ce denier, et Rethaan-Macaré pensent que le T du revers pourrait être l'initiale de TRAIECTVM (Utrecht). Je crois qu'Utrecht n'a pas monnoyé sous la seconde race, et je donnerais plutôt ce denier à TRIIECTVM (Maëstricht). i5. Le droit de ce denier est tout-à-faii semblable à celui du n'» 8; 5^ RXF, l'R et rX sont liés; au centre un signe que Van-der-Chijs, qui publie ce denier d'après Rethaan-Macaré, regarde comme un globe ter- restre, au-dessous de ce sigle un point. Le tout dans un cercle de grènetis. Comme la précédente, cette monnaie a été trouvée sur la plage de Dombourg (41e de Walcheren) et fait partie du cabinet de la Société Zélandaise Valeur 25o fr. 16. nPIPI, croisette en-dessous, la francisque a disparu par l'usure; 5^ RF rétrograde, entre les deux lettres un sigle indéterminé, croisette au- dessous. Ce denier est aussi publié par Van-der-Chijs d'après Rethaan-Macaré ; trouvé à Dombourg, il fait partie de la collection.de la Société Zélan- daise Valeur 25o fr. Les deniers décrits sous les dix derniers numéros portent tous un signe commun, Rethaan-Macaré veut y voir un soc de charrue, Van- der-Chijs croit y reconnaître un marteau de constructeur de navire. Il est généralement admis, et l'examen attentif des pièces semble prouver qu'il y a bien là une hache ou francisque, l'arme nationale des Franks. C'est le commencement de la fabrication de ces monnaies à la hache qui, sous Charlemagne^ prit une grande extension dans les ateliers des bords du Rhin. J'y reviendrai en décrivant les monnaies frappées à Dorestadt sous le règne du grand empereur. SECONDE RACE. 47 Aamône (Exeemosina). 17. DOM— PIPI en deux lignes séparées par des traits horizontaux^ grand trait horizontal sous la seconde ligne, trois points en triangle en dessous^ le tout dans un cercle de grènetis; 5^ GLI— MOSI — NA en trois lignes séparées par des traits horizon taux^ autour un cercle de grènetis. Denier. Coll. deP. d*A.; découverte d'Imphy; poids i»'',3o. Valeur 760 fr. Ce denier, unique jusqu'à ce jour, est certainement, de tous ceux qui composaient le trésor d'Imphy, le plus curieux à étudier. Pourquoi Pépin ny prend-il pas le titre de roi? que signifie ce mot Elimosina inscrit sur une monnaie ? On est tout naturellement porté à y voir Fabréviation du mot Eleemosynaria et à attribuer aux grands Aumôniers la frappe de ce denier. Malheureusement pour cette interprétation, les Archicapellani ne prirent le nom à'Eleemosynarii que dans la pre- mière partie du treizième siècle, ou du moins, n'ai-je pu trouver ce titre dans aucun texte antérieur. Voici ce qu'en dit M. de Longpérier : a On admettra sans doute que la légende de ce denier doit se lire : Domni Pipini eleemosina. Ce mot eleemosina avait alors deux sens : d'abord la valeur primitive de compassion, pitié, générosité. Ainsi lorsque Pépin, dans un capitulaire de 753, dit: «Et si aliqua monasteria sunt quae earum ordinem propter paupertatem ad implere non possunt, hoc ille episcopus de veritate provideat, et hoc Domno régi innotescat, ut in sua eleemosyna hoc emendare faciat...; » lorsque Charlemagne (en 798) dit, en parlant de ceux qui viennent chercher un refuge auprès de lui : a Ubi sponte manere voluerint, sub defensione Domni Impera- toris ibi habeant suffragia in sua eleemosyna... d, il est bien évident que, dans ces divers passages, Eleemosyna n'exprime qu'un sentiment de bienveillance . Mais lorsqu'en 764 Pépin prescrit à Lullus, évêque de Mayence, d'adresser à Dieu des actions de grâces à l'occasion d'une récolte abondante et qu'il ajoute : « Et faciat quisque homo sua eleemosyna et pauperes pascat... » ; lorsque Charlemagne dit, en 793 : {Rev. N. Fr. i858, p. 239). Langres (Andomatunum Civitas). 33. RXP, R et X liés, point dans le P, cinq points et un I ou S dans le champ, cercle de grènetis; ^ Monogramme présentant les lettres AN DO, trait au-dessous, quatre points dans le champ. Denier. Coll. de P. d*A.; découverte d'Imphy . . . Valeur 5oo fr. 8 58 MONNAIES FRANÇAISES. Voici un denier qui est incontestablement de la même famille que le n** 2 de la pi. IV ; s'il représente une localité, cette localité doit être très voisine de celle que représente le n° 2 ; pour moi les deux pièces sont le produit d'un seul et même atelier, celui de Langres dont le nom ancien s'écrivait indifféremment Andematunum ou Andomatunum. Cette opinion n'est pas celle de M. de Longpérier qui veut y reconnaître le nom du monétaire Andomundus, non plus que de M. de Coster, je crois, qui lit LAVDVNO et donne le denier à la ville de Laon. Pour arriver à cette lecture, M. de Coster joint à la première barre verticale du monogramme la barre horizontale qui en aurait été séparée par une fracture du coin. Si les deux deniers n** 2 et n® 33 représentent chacun un atelier monétaire, il faut, ainsi que je l'ai dit, que ces ateliers soient très voisins l'un de l'autre. Or, je ne vois pas, près de- Laon, non plus que près de Langres, une localité ancienne dont le nom commence par ANDE. Nos deux deniers seraient donc le produit d'un seul et même atelier, celui de Langres. Je ne serais pas étonné cependant que des découvertes ultérieures vinssent confirmer l'ingénieuse hypothèse de M. de Coster, et rendre ce denier à l'atelier de Laon dont nous retrouverons les produits sous le règne de Charlemagne. Le Mans (Cinomanncvm ou Cenomanmcvm Civitas). 34. TTKP, point après P, cercle de grènetis; iÇf CINMA, les trois dernières lettres sont liées; en dessous une barre hori- zontale, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Cab. de Fr Valeur 5oo fr. L'attribution de ce denier à la ville du Mans ne me semble pas devoir soulever de difficultés. Dans les annales de Metz on trouve: Pippinus princeps francorum Gripponi Cinomonnicam urbem cumXII comitatibus dédit ; les Gesta Francorum nous donnent la forme Cenomannicum. Louvain (Lovanivm?) 35. RXF, R et X liés, point entre R et F, cercle de grènetis; 5^ •'•VAN 10 en cercle autour d'un O ou d'un A, cercle de grènetis. Denier fracturé. Découverte d'Imphy. Cette attribution à la ville de Louvain, que je crois bonne, a été donnée par M. de Longpérier {Rep. N, Fr. i858, p. 224) dans un article SECONDE RACE. 59 que je transcris ici : or C'est avec la plus grande réserve que je propose, jusqu'à nouvel ordre, d'attribuer ce denier à Louvain, lieu ancien dont l'histoire primitive est fort mal connue. En 884 les Normands vinrent établir leur camp à Louvain près de la Dyle : Nordmanni propè fluvium Clila, loco qui dicitur Lovonnium securi considerunt. Les annales de Saint -Waast nomment ce lieu Lupanium; celles de Fulde, Lovonnium et Lovon, et cette dernière forme se retrouve dans Réginon. Lovonnium provient-il d'une erreur de copiste , Lupanium ou Lopa- nium doivent-ils être préférés, et la monnaie nous donne-t-elle le droit de rectifier les textes, ainsi que la forme moderne du nom pourrait nous conduire à l'admettre? Ce sont des questions qu'il serait imprudent, sans doute, de trancher en présence d'un monument mutilé que la découverte d'une monnaie bien entière viendra peut-être expliquer définitivement. » Lyon (LvGDVNVM Civitas). 36. RP en monogramme, cercle de grènetis; 5^ LVG, dans un cercle de grènetis. Petit denier, publié par Fougère Valeur 450 fr. Ce denier, à flaon très épais, a dû, dit Fougères, être frappé par Pépin avant son édit de Verneuil; c'est tout-à-fait une imitation des monétaires d'argent, remarquables par la brièveté des inscriptions. Son poids est de 18 grains. {Rep. N. Fr. 1839, p. 96.) Un autre denier, de même module, a été publié par M. Cartier dans la Rep. N. Fr. iSSg, p. io5 ; il semble être à peu près de la même époque que le précédent; M. Cartier y lit le nom de Pépin; pour moi je doute ; son poids est de 23 grains. En voici le dessin : M. de Ponton d'Amécourt a donné, dans ï Annuaire de la Société de Numismatique .^ année 1866, p. 121, le dessin d'un denier fracturé de Pépin portant les légendes : RXF en monogramme, trois points dans le champ; 5^,.. VG, trait d'abréviation au-dessus, point dans le G. 6o MONNAIES FRANÇAISES. 37. RP liés dans un cercle de grèneiis; 5^ LV, point dans le V, cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur 5oo fr. Haêstricht (Trajectvm ou Trijectvm Castrum). 36. TFRj T et F liés, croisette en dessous, quatre points dans le champ, cercle de grènetis; 5^ Rosace formée par quatre figures que M. Dirks appelle des boucliers, mais que je ne saurais définir; dans le champ quatre groupes de trois points, point au centre, cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A. ; découverte d'Imphy . . . Valeur 5oo fr. 39. RXF, R et X liés, point au centre, cercle de grènetis; 5^ semblable à celui du n® 38. Denier. Coll. de P. d'A.; découverte d'Imphy . . . Valeur 5oo fr. Ces deux deniers ont reçu des attributions différentes. J'ai cru d'abord pouvoir les donner à Strasbourg, mais l'étude attentive des saïgas au même type, trouvés en Frise, a dû me faire changer d'opinion. Avant de dire à quelle attribution j'ai cru devoir me fixer, je vais rappeler ici ce qu'en a dit M. de Longpérier dans son étude sur les deniers des trésors d'Imphy : «Le type du revers de ce denier se retrouve identiquement gravé sur des deniers d'argent mérovingiens, qui paraissent appartenir au com- mencement du huitième siècle... ; l'un d'eux porte une tête à gauche, accompagnée d'un A et d'une croix.... Dans le recueil de Paul Pétau on voit un denier de même espèce, sans A, présentant une tête accompagnée d'une croisette et de deux groupes de trois points... La rosace trilobée se remarque sur des deniers de Regnalf et d'Aulaf, rois du Northumberland, mais ces pièces appartiennent au commence- ment du X** siècle.... Un denier d'argent, publié par M. Rethaan-Macaré, porte encore ce même dessin, accompagné d'un groupe de trois points; c'est une pièce qui doit avoir été fabriquée pendant la première moitié du huitième siècle.... Quoique l'ornement qui forme le type de ce denier n'ait que trois pétales, il a cependant la plus grande analogie de dessin et d'agencement avec celui qui se voit sur les deniers de Pépin... On y observe le même groupe de trois points. M. Rethaan-Macaré a lu, du côté de la tête, QVINT.P.X. qu'il traduit par Quintilius pater patriœ. En examinant bien le dessin, nous croyons y trouver QVINTIEP, et au revers, là où SECONDE RACE. 6i le savant Zélandais croit reconnaître des runes, nous proposons de lire Ab.bA.TI. Si nous nous rappelons qu'au commencement du huitième siècle, Quintilien, abbé de Saint-Germain d'Auxerre, devint évêque de cette ville, si nous tenons compte du caractère A (Autissioderum) inscrit sur un denier décrit plus haut, nous arriverons peut-être à attribuer à la célèbre abbaye de Saint-Germain la monnaie publiée par M. Macaré, et cela avec d'autant plus d'apparence de raison, que cette monnaie, trouvée à Dombourg, avec un tiers de sou d'A vallon, offre, du côté du buste, une frappante analogie de style avec le précieux denier à la légende AVTIZIODEROCI que Ton conservée dans le cabinet de la Bibliothèque impériale, d {Rei^. N. Fr. i858, p. 210.) Quand M. de Longpérier écrivait ce qui précède, il ne connaissait pas le denier de Charlemagne frappé à Maestricht (pi. VII, n"* 70); il ne pouvait non plus connaître les saïgas trouvés en Frise en 1866 et 1868 et dont l'existence nous a été révélée par le remarquable travail publié dans la Rev. N. B. par M. Dirks et reproduits ci-dessous en 1870. Nous trouvons, dans les dessins donnés par le savant auteur hollandais, quatre deniers d'argent à ce type qu'il nomme du bouclier, et que M. d'Amécourt nomme plus justement des anneaux, car il représente exactement deux anneaux entrelacés. Ces deniers sont très précieux pour nous, car ils fixent d'une manière certaine le point où ont été frappés les deux exemplaires du trésor d'Imphy. J'ai joint à ces quatre dessins la reproduction des deux saïgas trouvés à Dombourg, afin de mettre sous les yeux du lecteur toutes les pièces du procès, faisant remarquer toutefois que les trouvailles faites à Dombourg sont des trouvailles de pièces isolées, ne permettant pas les déductions rigou- reuses que l'on peut tirer d'un ensemble de pièces recueillies à la fois dans un même lieu. Quant à ce qui concerne le denier de Dombourg reproduit par M. de Longpérier, remarquons que la légende QVINT peut aussi bien donner 62 MONNAIES FRANÇAISES. Quentinus ou tout autre nom de ce genre que le nom de Quintilien. Remarquons de plus que la rosace du revers est une rosace trilobée qui ne reproduit qu'imparfaitement celle des deniers de Pépin. Cette pièce est de la même famille que les cinq autres, mais elle peut très bien ne pas provenir des mêmes ateliers. Pour ceux-là, au contraire, nul doute possible. Ils sortent tous du même lieu. Leur présence, dans les deux trésors de Francker et de Hallum, qui ne renfermaient que des sceatas anglo-saxons ou austrasiens, les cantonne dans le nord de TAustrasie. De plus le monogramme formé des lettres T et F qui se trouve sur le premier des deniers d'Imphy, de manière à former PRXFT, mono- gramme semblable à celui du denier de Charlemagne, nous donne le T comme première lettre du nom de l'atelier. Ajoutons enfin que la similitude, on pourrait presque dire l'identité de type de nos deniers d'argent avec les tiers de sol mérovingiens frappés à Maëstricht, ne peuvent laisser aucun doute ; c'est à l'atelier de Trijectum ou Maëstricht que doivent être donnés les deux deniers n** 38 et 39. Hayence (Mogvntiacvs, Magontiacvs Civitas). 40. RP en monogramme, point dans TR et sous la boucle du P, cercle de grènetis; ^ 9 MAOCCS en trois lignes dans le champ, cercle de grènetis. Denier. Mus. de B Valeur 3oo fr. 41. RXF, R et X liés, au-dessus une petite croisette, deux points entre R et F, cercle de grènetis; 5f ^ MADGCS, trois points accostent les lettres C et S, le tout dans un cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A Valeur 3oo fr. Dans la lettre du pape Zacharie, qui érige en Métropole Tévéché de Mayence, xMaëstricht est appelé Trectis. Le n*" 40 a été trouvé sur la plage de Dombourg en i858 et décrit par M. Rethaan-Macaré dans la Reu. N. Fr. i858, p. 457. Aucun auteur n'a élevé de doutes sur Tattribution à Mayence de ces deux deniers. 11 ne semble pas qu'il puisse y en avoir. Cependant aucune autre monnaie ne nous présente un assemblage de lettres semblant, autant que celles de la légende du revers, prises au hasard dans le nom de Tatelier ; pourquoi n'y trouve-t-on ni le N ni le T ni le V ? Ce mode d'inscription sur les deniers de Mayence n'est pas spécial au règne SECONDE RACE. 63 de Pépin; nous le retrouvons aussi sous Charlemagne, Quant au nom même de la ville, voici ce que dit M. de Longpérier: « Tacite qui , dans le IV* livre de son histoire , nomme dix fois Mayence , n'a pas fait usage du nominatif. (Magontiaci , Magontiaco, Magontiacum); il en est de même de l'Itinéraire cfAntonin (Maguntiaco). Ammien Marcellin dit Moguntiacus, et c'est aussi MOGVNTIACVS que nous lisons sur un tiers de sol mérovingien. Sur quinze passages dans lesquels Éginhard parle de Mayence, un seul contient le nom de la ville au nominatif, et les manuscrits présentent les variantes Moguntiacum et Maguntiacus... » {Rev. N. Fr. i858, p. 246.) L'auteur des Lectiones Sancti -4i/r^2 l'appelle Moguntia; ainsi font Florus et Eutrope. Heaux (Meldis Civitas). 42. RP en monogramme^ point dans et sous la boucle du P^ petit point au centre, cercle de grènetis; 5^ MELDIS en monogramme^ ME liés ainsi que LDI, groupe de trois points sous M, cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur 600 fr. La lecture des légendes ne peut offrir aucune difficulté ; c'est bien à Meaux que cette pièce a été frappée. Elle a été trouvée dans les dragages de la Saône à Lyon. Hilon. 43. PRE, petite croisette pommetée en dessous, cercle de grènetis; 5f MIL— O en deux lignes, cercle de grènetis. Ce denier peut être considéré comme la tête du monnoyage caro- lingien en Aquitaine; il a encore le module et le poids des deniers mérovingiens. On s'accorde à le regarder comme portant au revers le nom du comte de Narbonne, Milon. Je ne m'explique pas le trait d'abréviation placé au-dessus du nom du comte. B. Fillon qui, le premier, a publié ce denier {Monnaies féodales de la Coll. Rousseau et Lettres à Dugast-Matifeux)^ avait d'abord vu dans ce petit monument une monnaie frappée par un certain Milon, chef indi- gène, Goth d'origine, qui avait fait alliance avec Pépin et avait aidé à lui faire livrer Narbonne. Le gouvernement de la province, où il com- mandait peut-être déjà fort jeune, aurait été la récompense de ce signalé 64 MONNAIES FRANÇAISES. service. Plus tard, M. Fillon, se rangeant à l'avis générai, y reconnut une monnaie royale frappée au nom de Pépin, mais par un comte indépendant du pouvoir royal. Ce comte Milon est-il le même que nous retrouvons sous Charle- magne? je ne le crois pas. J'en donnerai les raisons plus tard. En tous cas je vois dans le denier ci-dessus une des premières monnaies émises par les comtes et marquis comme représentans du pouvoir central. Nantes T (Namnetis ou Namnetas Civitas). 44. PIPIN RFX FR en monogramme^ les deux I sont contenus dans les boucles du P et de l'R, un petit point dans TF, cercle de grènetis; 5^ HA? croisette au-dessus de TA^ cercle de grènetis. C'est à M. Bigot que nous devons la description de ce denier en fort mauvais état et sur lequel il lit NA comme initiales de Namnetis. Voici du reste ce qu'écrivait le savant antiquaire breton : ce J'attribue à Nantes cette curieuse monnaie trouvée aux environs de Josselin (Morbihan). Pépin, comme on le sait, vint en 753 prendre Vannes et réduire la Bretagne qui refusait les tributs imposés par les rois mérovingiens. Maître de la Bretagne par droit de conquête, il a dû exercer, comme les rois franks, les droits régaliens et frapper monnaie à son effigie. 11 existe, je le sais, un denier de Pépin, portant au revers les lettres NR et attribué à Nar bonne. Notre denier, portant les initiales HA, ne peut être attribué à la même ville et je crois qu'il peut être revendiqué par Nantes. Le lieu de la trouvaille vient encore à l'appui de mon opinion». {Rev, N. Fr. i855, p. 3g.) Narbonne (Narbo^ Narbona Civitas). 45. RXF en monogramme, point entre R et F, cercle de grènetis; 5^ NR, trois points dans le champ, cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur 400 fr. L'attribution faite à Narbonne par Combrouse n'a jamais été discutée. Ce denier à la légende NR se place naturellement après celui qui a été publié ci-dessus aux noms de Pépin et de Milon. Neuss? (NvEssio) ou Sens ou Soissons. 46. RXF en monogramme, cercle de grènetis- 5^ NVESSIO en légende circulaire autour d'une rosace à quatre pétales, rV et l'E sont liés, ou SEV-SION. Denier. Coll. de P. d'A.; découverte d'Imphy, poids i?*" 33. Valeur 5oo fr. SECONDE RACE. 65 47. RP en monogramme, deux points dans le châmp^ cercle de grènetis; 5^ SE.NOIS oa N.3SSIO ou SE.SSION suivant qu'on lit en légende circulaire ou en deux légendes demi-circulaires autour d'une croix pommetée; cercle de grènetis. Denier fracturé. Coll. Salmon Valeur 600 fr. Les deux légendes du revers, qui paraissent les plus régulières sur ces deux deniers, sont celles où Ton lit NVES510 ou SENNOIS en admettant que la lettre qui manque au n" 47 soit un N. Cependant ni Tune ni l'autre de ces deux lectures ne me paraît satisfaisante. Neuss, proposé par M. de Longpérier, n'a frappé monnaie ni avant ni après Pépin, et cependant son importance était la même à ces diverses époques; il n'en est pas, de cette ville, comme de Quentowic, Cluse, Dorestadt, etc. qui, exposés aux invasions des Normands, ont vu la ruine complète succéder à une splendeur très grande. Quand à Sens, si nous examinons le monnoyage de Charlemagne, nous trouvons, attribués à cette ville, des deniers portant les légendes : Sen, Sennes; si nous y ajoutons Seunois ou Sennois, ce sera beaucoup de formes différentes pour un seul atelier. Pour moi je préférerais voir, dans les deux deniers n® 46 et n® 47, un produit de l'atelier de Soissons SEV-SION pour SVESSION. Nous verrons cette forme de légende en deux lignes semi-circulaires employée sur plusieurs deniers de Charlemagne. Soissons était une des villes principales du royaume frank et, immédiatement après la mort de Pépin, Carloman en fit la capitale de ses états. Il serait donc bien étonnant qu'il n'y eût pas eu là un atelier monétaire. Voici, du reste, ce que disent MM. de Longpérier et Salmon, chacun à l'appui de son opinion : ce... Au nord-est de la Gaule nous observons la croix pommetée sur les deniers de Strasbourg, Verdun, Aix-la-Chapelle, Mayence.... La pièce qui nous occupe porte le type d'Aix-la-Chapelle, et c'est près de cette ville qu'elle a été frappée. (Neuss, situé un peu au midi de Dussel- dorf, forme à la gauche du Rhin, avec Aix-la-Chapelle et Cologne, un triangle isocèle dont la base s'appuie au fleuve et dont le sommet est à Aix.) Neuss est cité neuf fois par Tacite ; les Romains nommaient cette ville Novesium.... Les copies de V Itinéraire d'Antonin donnent, suivant 66 MONNAIES FRANÇAISES. les âges, Novensio^ Neuesio, Neuensio, Nopessio. L'NS et le double S étaient amenés par la prononciation ferme de TS entre deux voyelles, rS n'usurpant pas alors la valeur du Z. D'autre part NV est l'équivalent de NOU. On aperçoit l'identité de Nuessium et de Nouesium,.,, Un autre denier de Pépin, frappé à Nuessium^ a été publié dans la Rev. N, Fr. 1854 et attribué à Sens. Ce denier est cassé et la fracture, qui a emporté le V, eq épargnant l'E et l'N, permettait de lire SE.NOIS pour SenonisT) (de Longpérier, Rev. N. Fr. i858, p. 2i5). Voici d'autre part ce qu'a écrit M. Salmon: «... Des triens de l'époque mérovingienne il fallait passer à Louis -le -Débonnaire pour trouver des traces de la fabrication sénonaise. Nous sommes heureux de faire disparaître aujourd'hui une de ces lacunes. 11 est manifeste désormais que Pépin-le-Bref a frappé monnaie à Sens... En vain voudrait-on lire, au revers du denier que nous décrivons, la légende dans le sens inverse et prétendre que SIGNES signifie Sion en Valais.... jamais SIGNES n'a été l'appellation latine de Sion. (Salmon, Rev, N. Fr. 1854, p. 186). Nevers (NevernvMj Nivernvm^ Nevernis Civitas). 48. RP en monogramme^ deux points dans le champ, cercle de grènetis; 5^ NE en monogramme, dans le champ un point et deux sigles indéter- minés, cercle de grénetis. Denier. Coll. de P. d'A Valeur 400 fr. M. de Soultrait, qui le premier a publié cette pièce, l'attribue à Nevers en disant : a les seules villes qui puissent réclamer cette pièce sont Nevers et Nîmes. Or, à cette époque Nîmes était entièrement ruinée, tandis que Nevers était alors une cité florissante plusieurs fois visitée par le roi». Cette assertion n'est pas très exacte et plusieurs localités telles que Nelf (Néaufle), Nemus ou Nemoux (Nemours), Nemetae (Spire) etc., avaient les mêmes initiales. Cependant je ne vois aucune raison sérieuse pour les préférer à Nevers. Planche III. Noyon (Noviomagvs, Noviomvs Civitas). 49. RP en monogramme, deux points dans le champ^ cercle de grénetis; !Çf NO— VINO— MO en trois lignes séparées par des traits horizontaux, cercle de grénetis. Denier. Ma collection Valeur 55o fr. SECONDE RACE. 67 or Nous ne pensons pas que cette légende puisse être interprétée de deux manières et nous croyons que le nom de Novinus^ suivi de la syllabe MO qui, sur un grand nombre de tiers de sou mérovingiens, marque l'office de monétaire, ne sera pris par personne pour le nom d'un comte. Novinus peut être latin ou frank. Novius est un nom de famille romain très répandu; Novinus en serait le dérivé, comme Antoninus Test d'An- tonius, comme Plotinus de Plotius et Martinus de Martius. Les formes secondaires telles que Rufinus, Probinus, Justinus, Jovinus, Celsinus, Severinus, Firminus, Valentinus, sont fréquentes dans le bas temps. Il se pourrait aussi que Novinus appartînt à la famille germanique comme Nowinus, Nortvinus, Rodowinus, Hadvinus, Ovynus, Redwi- nus, Amalvirus, Odalwinus etc., groupe très riche dans lequel il faut comprendre une multitude de noms où le V est remplacé par un O : Adoinus, Altoinus, Ansoinus, Benoinus, Bertoinus, Randoinus, Teudoi- nus, etc. D (de Longpérier Rep. N. Fr. i858, p. 336). De son côté M. J. de San-Quintino a écrit : RI"*; au centre S dans un cercle de grènetis. Ce denier, publié dans la Rev. N. Fr. 1843, p. 443, et dans celle de 1844, p. 273, porte une légende où les seules lettres lisibles certainement SECONDE RACE. 79 sont SCIM... R; avant TR je crois voir un V renversé et après TR un I; je me crois autorisé à lire SANCTI MAVRICII. Il est certain que la place laissée entre M et R est trop grande pour la seule lettre A. Entre toutes les abbayes sous le vocable de Saint-Maurice, quelle est celle à laquelle doit être attribué notre denier. Est-ce l'abbaye de Saint- Maurice près Sens, qui prit ensuite le nom de Saint-Remy? N'est-ce pas plutôt le célèbre monastère d'Agaune ou Saint- Maurice en Valais? Fondée au milieu du cinquième siècle en l'honneur des chefs de la légion thébaine, solennellement consacrée sous les auspices du roi de Bour- gogne, Sigismond (5 16), l'abbaye de Saint-Maurice fut ravagée parles Langobards en 574, suivant Grégoire de Tours; autour de l'abbaye s'était fondé le village fortifié de ce même nom de Saint-Maurice. Ce monastère eut pour abbé S. Althaeus, parent de Charlemagne et, disent aussi les chroniques, l'empereur Arnould, fils de Carloman. Comblé de faveurs par les rois carolingiens, je ne trouve cependant nulle part que le droit de frapper monnaie lui ait été accordé. L'S du centre ne serait-i pas l'initiale de SEDUNIS, évêché dont dépendait l'abbaye de Saint- Maurice en Valais. Saint-Martin (Sancti Martini Monasterium), 68. PiP~R" en deux lignes; entre VI et le P, croisetle cantonnée de quatre points^ cercle de grènetis; 5^*SCIMARTINI en légende circulaire entre deux grènetis; au centre globule. Denier. Cab. de Fr. ; vente Jarry . Valeur 700 fr. 69. Pi Pi — REX en deux lignes, entre TI et le P croisette, cercle de grènetis. Revers semblable à celui du n*' 68. Denier. Dessin communiqué par M. de Barthélémy. Ces deux pièces, d'émission différente, se complètent Tune l'autre. La seconde a été publiée par M. B. Fillon dans la Rep. N. Fr. 1844. Il écrit seulement ceci: «Ce denier, que j'ai vu à Nantes dans les cartons de la Société des beaux-arts, a été trouvé, m'a-t-on dit, dans le départe- ment de la Loire-Inférieure.» Les deux deniers portent le vocable de Saint-Martin, mais à quelle abbaye de ce nom faut-il les attribuer? Pour donner une idée de la difficulté que présentent de semblables attributions, quand aucun signe particulier ne vient servir de guide, je vais donner une liste abrégée des 8o MONNAIES FRANÇAISES. diverses abbayes de ce nom qui existaient sous les premiers rois carolingiens : Nous avons: S. Mart s. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart n de Champeaux (diocèse de Paris) existant avant l'année 700. n des Champs (diocèse de Paris)^ qui existait du temps de Childebert III. n du Val (diocèse de Chartres)^ dont l'existence est constatée sous la i"* race. nus Cronensis (dioccse de Ciermoni). n de Limoges, fondée par un frère de S. Eloi. nus major ou ad Scotos (diocèse de Cologne), fondée par Pépin et Plectrude. n de Tournai, fondé en 652. Dans un diplôme de Charles-le-Chauve en date de 843, il est fait mention des abbayes : S. Martini de Cassiiaco et S. Martini de Magavese, toutes deux dans le diocèse d'Autun. S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart S. Mart n d'Autun, fondée par Brunehaut à la fin du VI* siècle. n de Mdcon qui existait bien avant 879. n de Beaune. n de Monte Rotundo (diocèse de Narbonne) (Montredon). n de Cauquenne (diocèse de Narbonne). n de Lez (diocèse d'Alet). n aux jumeaux (diocèse d'Amiens). n (diocèse d'Auxerre). n (diocèse de Ne vers). La grande abbaye de S. Martin de Trêves. S. Martin de Metz, fondée par Sigebert, roi d'Austrasie. S. Martin (diocèse de Toul). Enfin la grande abbaye de S. Martin de Tours. Si le renseignement donné à M. B. Fillon est exact, si le denier n° 69 a bien été trouvé dans le département de la Loire-Inférieure, il y a probabilité qu'il ait été émis par Tatelier de Saint-Martin de Tours. Nous verrons, dans la suite, plusieurs autres deniers portant la même légende, mais qui ne sortent certainement pas tous de la même officine; pour chacun d'eux l'embarras sera le même. Et ce qui existe pour les monnaies au nom de Saint-Martin, se représente pour toutes les pièces qui portent des noms tels que Saint-Marcel, Saint-Maurice, Saint-Pierre et surtout Sainte-Marie. Je ne saurais trop recommander de bien tenir compte du lieu où se rencontreront les diverses monnaies frappées par des abbayes. La localisation est presque de règle dans ces pays où la circulation était peu active, surtout à de grandes distances. Quand, à deux reprises successives, un denier portant un nom de saint aura été SECONDE RACE. 8i rencontré dans la même contrée, on pourra être certain que l'atelier qui Ta produit existait dans un cercle très rapproché. Nous serions souvent bien moins embarrassés si nous savions le point précis où ont été découvertes toutes les monnaies carolingiennes qui nous sont connues. Saint-Pierre (Sancti Pétri Monasterium). 70. RP en monogramme, point sous la boucle du P, cercle de grènetis; 5^ SCI — PETRI en deux lignes, le T est lié à TR, cercle de grènetis. Denier. Ma collection; découverte d*Imphy .... Valeur 400 fr. Si nous ne connaissions pas d'autre denier de Saint-Pierre que celui-ci, nous serions aussi indécis que pour les deniers de Saint-Martin. Mais nous avons vu que les découvertes de Glizy et de Compiègne contenaient chacune des espèces au nom de Saint-Pierre; de plus, dans la découverte d'Arras, nous avons trouvé ce même vocable de Saint-Pierre au revers d'un denier portant comme légende de droit CORBIENSIS. Or, d'après le principe que nous avons posé plus haut, c'est dans les environs d'Amiens et de Compiègne que doivent avoir été frappés les deniers au nom de Saint-Pierre que renfermaient les trésors de Compiègne et de Glizy. Si l'on examine la carte de ces contrées, on voit que Corbie se trouve à peu près au centre d'un triangle ayant pour sommets Amiens, Arras et Compiègne. Il remplit, par conséquent, toutes les conditions demandées pour la revendication des deniers et oboles de Saint-Pierre. Il est vrai qu'Imphy est loin de Corbie et que le denier n® 70, se trouvant à plusieurs exemplaires dans le trésor, pourrait appartenir à une autre abbaye du même nom. Je ne m'oppose nullement à ce qu'on cherche une autre attribution parmi les nombreux monastères placés sous l'invocation du prince des apôtres et plus rapprochés du lieu de l'enfouissement. M. de Longpérier, trouvant une certaine analogie de fabrication entre notre denier et celui de Troyes, que Ton verra plus loin, croit devoir le donner à Saint-Pierre-le-Vif, illustre abbaye fondée à Sens dans le VP siècle. Cette attribution serait d'autant plus acceptable que Sens se trouve à une distance peu considérable d'Imphy. Sainte-Marie (Sanct^e Marine Monasterium). 71. RP en monogramme, deux points dans le champ; ÇT se A.~ MARIA en deux lignes séparées par un trait, trois points dans le champ^ traces d'un cercle de grènetis. 11 82 MONNAIES FRANÇAISES. Je n'ai eu connaissance de ce denier qu'après que les planches étaient gravées, j'en donne ci-dessous la gravure sur bois. Il faisait partie de la collection de M. le Docteur Voillemier et a été publié par M. Ch. Robert qui l'attribue à Sainte-Marie de Verdun. Pour moi ce type n'est nulle- ment austrasien; il se rapproche bien plus des deniers émis à Saint Etienne, Saint-Marcel, etc. Mais, ainsi que je l'ai dit, il y a tant de monastères sous le vocable de Sainte-Marie que le choix est bien difficile. C'est un problème dont je n'ai pas la solution. Lieu indéterminé. 71. Je renvoie au dessin de ce denier pour la lecture du revers; le droit contient certainement les lettres SCI, abréviation de SANCTI, les trois points en triangle sont, comme la croix pommetée, l'indication d'une fabrication austrasienne. Mais il m'est impossible de déterminer l'atelier où cette curieuse monnaie a été frappée. Elle est indubitable- ment contemporaine de Pépin-Ie-Bref, mais pourquoi ne présente-t-elle pas le nom du roi? serait-ce seulement un denier d'inauguration de monastère (peut-être Saint -Martin de Cologne fondé par Pépin et Plectrude) ? serait-ce simplement un bijou ou un ornement? je ne sais. Cette pièce intéressante fait partie de la collection de notre regretté confrère M. le docteur Voillemier. Elle a été publiée par Van-der-Chijs qui a renoncé à en donner une lecture satisfaisante. Elle avait été trouvée dans les fouilles de Dorestadt. Strasbourg (Argentoratensis Civis^ Argentoratum Civîtas). 72. RP en monogramme^ un point dans le champ, cercle de grénetis; 5f "CIVARGRAT en légende circulaire autour dune croîsette, cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur 600 fr. Fougères et Combrouse, en publiant ce denier, avaient lu et écrit CIVARORAT, et le donnaient à l'atelier d'Arras. M. de Saulcy, discutant cette attribution {Rev. N. Fr. i838), disait: «Jamais CIVARORAT n'a pu signifier Arras, dont le nom est Civitas Atrebatensis ; il faut donc SECONDE RACE. 83 chercher une autre attribution. J'aimerais mieux admettre, dans le mot ARORAT, quelque contraction qui permit d'y voir, par exemple Argentoratum (Strasbourg)». Combien plus affirmatif encore eût été notre cher et illustre maître, s'il eût vu la pièce elle-même et lu la légende telle qu'elle existe : CIVARGRAT et non CIYARORAT. Troyes (Trecas ou Tricas Civitas). 73. RP en monogramme^ point sous la boucle du P, cercle de grènetis; 5^ TRI— CAS en deux lignes, croisette légèrement pommetée au commen- cement de la première ligne, cercle de grènetis. Denier. Cab. de Fr. ; Coll. de P. d'A. ; ma collection; découverte d'Imphy Valeur 325 fr. Dans le denier qui faisait partie du trésor d'Imphy, la croisette, non pommetée, est au commencement de la seconde ligne. L'exemplaire du cabinet de France est celui qui a été publié par M. de Longpérier, dans sa notice sur la collection Rousseau. Il n'y a rien à dire sur ce denier, dont Tattribution est certaine et qui ne présente aucun caractère particulier. Planche IV. Vénasquet (Vindausca, Venasca Civitas). 74. RP en monogramme^ point au centre, trait d'abréviation au-dessus, cercle de grènetis; lettres pommetées; Çf CVIIVSCO en cercle autour d*une croisette, cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A.; découverte d'Imphy . . . Valeur 3oo fr. Dans une notice publiée en i856 sur un denier de Charlemagne, M. de Longpérier proposait l'attribution à la ville de Vénasque. Pour moi, je ne puis admettre cette attribution à Vénasque. Il me semble d'abord que la terminaison SCO ne peut être admise pour SCA, étant donné surtout qu'il n'y a pas là une erreur de graveur, puisqu'elle est la même sur le denier de Pépin et sur celui de Charlemagne. De plus, et c'est une remarque générale, la première lettre de la légende est généralement la mieux formée de toutes et ici le V est une lettre dou- teuse. Il me paraît bien plus naturel de lire la légende en commençant par S et ainsi l'on trouvera SCO CIVIN légende que l'intercalation de 84 MONNAIES FRANÇAISES. peu de lettres pourrait compléter. Ainsi Ton pourrait lire SlOC(or) VIN(o), SCOC(er) Vl(rfw) N(o), etc. Il faut aussi remarquer que sous Pépin, les légendes circulaires sont rares. Nous les trouvons seulement à Sainte-Croix, Mayence, Louvain, Neuss (ou Soissons ou Sens), Saint-Martin, Strasbourg, Saint-Maurice et enfin Verdun, toutes localités appartenant à TEst et au Nord-Est, et ne paraissant convenir à Vénasque, cité bien plus voisine de la Provence. Verdun (Virdvnvn Civitas). 75. KXF, R et X liés, cercle de grènetis; !Çr VIR-DVN en deux lignes séparées par un trait horizontal, ce trait placé entre une croisette et un groupe de trois points. Denier. Coll. de P. d'A.; découverte d'Imphy . . . Valeur 400 fr. 76. RXF, R et X liés, point dans la boucle de R, croisette pommetée avant R, cercle de grèneiis; !Çr VIR-VN en deux lignes, DV écrit en rétrograde^ trait horizontal entre un annelet et une croisette pommetée séparant les deux lignes de la légende, cercle de grènetis. 77. RXF, R et X sont liés, cercle de grènetis; 5^ VIR^DVN en deux lignes courbes autour d'une croisette pommetée, deux groupes, l'un de trois points, l'autre de deux points, séparent les deux lignes de la légende, cercle de grènetis. Denier. Ma collection; découverte d'Imphy .... Valeur 400 fr. Le n° 75 faisait partie du trésor d'Imphy qui en contenait encore un autre exemplaire (n^ 77). A propos de ce dernier, M. de Longpérier disait : « La forme de TN qui termine la légende, se remarque dans le nom FIRMINVS, découvert en 1697 ^^^^ ^^ crypte de Saint-Acheul et qui a donné lieu à une si vive polémique. On voit encore cette forme six fois répétée dans Tépitaphe du martyr Gordien, Galliae nuncius, que dom Mabillon et dom Michel Germain considèrent comme un spécimen de la vieille écriture gauloise. Enfin ce caractère appartient à Tonciale cafoline de nos vieux manuscrits. » {Rep. N. Fr. i858, p. 225). Le n** 76 a été copié sur un dessin donné par M. Ch. Robert {Mon- naies du Nord-Est de la France). L'annelet qui précède la barre horizontale serait, selon moi, un D et compléterait la légende VIRDVN. Un trait caractéristique de ces trois deniers, c'est la présence de la croix pommetée et du groupe de trois points. Ainsi qu'on Ta déjà vu, SECONDE RACE. 85 c'est là un caractère propre aux monnaies du nord et de Test de l'empire frank. Cette particularité nous a été et nous sera d'un grand secours pour le classement de certaines pièces d'attribution douteuse. Monnaies indéterminées. 78. RXF, R et X liés^ trois points dans le champ, cercle de grènetis; 5^ Au centre un cercle avec point au centre, sur ce cercle s'appuient quatre sigles en forme de Y avec les extrémités pommetées, dans chacun des cantons formés par ces quatre sigles un point, cercle de grènetis. Denier fracturé. Coll. d. P. d'A Valeur i5o fr. 79. RNP en monogramme, dans le champ deux points et un trait qui semble former un A avec les deux jambages de TN, cercle de grènetis; ]^ Croix pommetée cantonnée de deux points aux deuxième et troisième cantons, autour se voient des caractères indéterminés alternant avec des points; cercle de grènetis. Ce denier, publié par Van-der-Chijs, pi. X, n* 19, a été trouvé à Dore- stadt. Que veulent signifier les caractères qui entourent la croix du revers ? Je n'en sais rien, et il me semble difficile d'arriver à les déter- miner. 80. Personnage nimbé debout et de face tenant de la main droite une croix; entre le pied de la croix et les jambes du Saint, je crois reconnaître les lettres EAR, un point au bas de la pièce et dans l'intérieur du E; !Çf ROFP, R et X sont liés, au-dessous il me semble voir une hache ou francisque, point sous la boucle du P et sous la francisque. Ce denier, trouvé à Dorestadt en 1844, a été publié par Van-der-Chijs, pi. IX, n® 7. Le savant hollandais n'accompagne sa description d'aucun commentaire. Il faut espérer qu'un exemplaire plus complet ou mieux conservé permettra de bien déterminer les lettres du champ. En tous cas, la présence de la francisque cantonne nos recherches dans le nord de TAustrasie. Si l'on voulait ne pas tenir compte du premier caractère, beaucoup plus douteux que les deux autres, il resterait les deux lettres AR, peut- être Herstal (Aristallium) : En tous cas, il est intéressant de comparer cette pièce avec les deniers de Chartres au type de Saint-Chéron debout (pi. II, n* 21 et 22). 81. nPIPI, croisette à long pied au-dessus du premier P^ francisque au-dessous^ cercle de grènetis; 86 MONNAIES FRANÇAISES. IjC Personnage couronné^ marchant à droite, tenant du bras droit une croix^ du bras gauche un sceptre ou une crosse^ en dessous un point^ légende en deux parties de chaque côté du personnage^ point au-dessous^ cercle de grènetis. C'est encore à Van-der-Chijs que nous devons la connaissance de ce denier austrasien trouvé aussi dans les fouilles de Dorestadt. Pas plus que lui je ne saurais donner un sens à la légende du revers. C'est aussi en 1844 9^'^ é^é trouvée cette curieuse médaille. Il sera bon de le comparer au n"* gS de la planche IV où le personnage du revers et la disposition de la légende ont une ressemblance très curieuse avec ceux de notre denier. 82. Ce denier très incomplet a été publié par Rethaan-Macaré et provient des fouilles faites sur la plage de Dombourg. J'y vois un R lié à un X avec trois points dans le champ et sur l'autre face un monogramme composé des lettres N et R écrites au rebours avec un E ou un F adossé à TR. Entre les jambages de TR se trouve un signe que je ne saurais déterminer. Quelle est la localité représentée par les lettres du monogramme du revers? Je ne sais; M. Rethaan-Macaré y veut voir le nom de Pépin; je crois qu'il est dans Terreur ; ce nom se trouve représenté par l'R du droit qui se décompose en PRX; puis que viendrait faire l'E ou l'F du revers ? C'est là une pièce qu'on ne peut déterminer sur des élémens aussi tronqués. Il faut attendre l'apparition d'un exemplaire plus complet. 83. PIPI— NVS en deux lignes, quatre points dans le champ; 5^ F Rj TR est rétrograde, trait d'abréviation au-dessus, dans le champ étoile à six pointes, un point et un groupe de trois points. Trois pièces à ce même type ont été publiées par Le Blanc, et n'ont jamais été retrouvées en nature. Je fais graver celle-ci, que j'ai citée plus haut (pag. 19), parce que l'étoile à six pointes et le groupe de trois points circonscrit les recherches pour son lieu d'émission ; elle appartient à la région nord de l'Austrasie. Monnaies d'or au type Langobard. 84. CARLEMAN RX en monogramme, croisette sur CR, dans le champ quatre petites lettres qui paraissent être SGRP ; 5^ Monogramme paraissant composé des lettres CARLERX ou CARLFRX au-dessus et au-dessous deux caractères indéterminés. Ecu d'or. Coll. Ferrari Valeur 1,800 fr. SECONDE RACE. 87 85. CARLEMAN REX en monogrammCj dans le champ quatre caractères ou petites lettres qui semblent être SOAS, large bordure unie; ^ CARLRX en monogramme^ dans le champ un S au-dessus du mono- gramme^ un O au-dessous^ large bordure unie. Ecu d'or. Ma collection Valeur i^Soo fr. Ces deux écus d'or, du poids d'un tiers de sol romain et du module des écus frappés par les rois Langobards, portent, sans contredit, les monogrammes de Carloman et de Charles. Le premier, après être resté assez longtemps dans les cartons de la maison Rollin, est passé dans la collection de M. Ferrari. Le second faisait depuis assez longtemps, ainsi que le n** 86, partie du cabinet Carlo Morbio de Milan. Ils sont, lors de sa vente, entrés dans ma collection. Je ne crois pas qu'il y ait deux manières d'expliquer l'émission de ces monnaies tout-à-fait exceptionnelles et étrangères, au moins comme fabrication, tant au système monétaire carolingien qu'au monnoyage romain. Elles ont dû être émises lors de la première campagne d'Italie (en 754), comme une menace au roi Astaulfe de transmettre son royaume aux deux fils du roi des Franks. Cette hypothèse est confirmée par la pièce suivante. 86. SDNAVSTVLFRI, dans le champ CRX en monogramme, S dessous, large bordure lisse; 5^ SCSlIIin.,, Saint-Michel tenant une croix à long pied et marchant à gauche, large bordure lisse. Ecu d'or. Ma collection; poids iJ%io Valeur 2,000 fr. Cet écu d'or, frappé à l'imitation des monnaies d or lombardes, n'en diffère que par le monogramme de Charles qui se trouve dans le champ du droit. On aurait pu douter de la vraie signification des lettres qui le composent, si Ion n'avait eu pour guide les deux écus n** 84 et 8!), le dernier surtout. Lors de Ja seconde campagne de Pépin en Italie, Astaulfe était mort (ySô); c'est donc à l'année 754 que doit être rapportée aussi l'émission de cet écu d'or. Cette pièce, des plus intéressantes, nous indique un fait dont les historiens n'ont fait mention nulle part : la reconnaissance par Astaulfe de la suzeraineté du roi des Franks et d'une sorte de lieutenance du royaume langobard (souvenir de la Mairie du Palais) établie par Pépin en faveur de son fils Charles. Le roi des Franks dut cependant rappeler promptement son fils près de lui, car les mon- naies d'Astaulfe ne sont pas rares, et cet écu est le seul connu jusqu'à ce jour qui contienne le monogramme de Charles. 88 MONNAIES FRANÇAISES. Je me suis étendu longuement sur toutes ces monnaies du règne de Pépin. Plus j'avancerai dans mon travail, plus il se simplifiera. Je rencontrerai presque tous les ateliers dont j'ai déjà eu à parler; je n'aurai plus qu'à les mentionner, laissant de côté toute discussion et toute controverse, renvoyant simplement le lecteur à ce qui a déjà été dit sur chacun d'eux. Pour les localités nouvelles je procéderai de même façon que je l'ai déjà fait et j'aurai ainsi, je l'espère, présenté un ensemble aussi complet que possible de ce qui peut être dit actuellement sur le monnoyage carolingien. Cartoman (de 768 à 111), D'après le partage réglé par Pépin, le royaume de Carloman com- prenait : la Burgondie, la Provence, la Septimanie, l'AUemanie et l'Alsace, puis le pays situé entre Seine et Loire, avec les diocèses de Laon, Reims, Châlons, Senlis et Soissons. A son avènement au trône il va s'installer à Soissons dont il fait le siège de son gouvernement. Il accompagne son père Karle dans sa campagne contre Hunald qui avait soulevé toute l'Aquitaine ; mais les deux frères se brouillent et Carloman retourne dans son royaume. Leur mère Bertrade les réconcilie et Carloman meurt deux ans après (4 décembre 771 j, laissant deux fils au berceau. Atelier indéterminé. I. EARLM en monogramme, cercle de grènetis; 5f RXF, R et X liéSj entre R et F une sorte de globule ou demi-sphère; un point au centre, cercle de grènetis. Denier. Ma collection Valeur i55o fr. Ce denier que j'ai acquis en 1868, à la vente du D"" Colson, a cela de particulier que, seul de tous les deniers de Carloman, il inscrit dans le SECONDE RACE. 89 champ le titre Rex Francorum. Il est, comme presque tous les deniers du frère de Charlemagne, sinon unique, au moins de la plus grande rareté. Angers? (ou Langres). 2. EARLO en monogramme^ cercle de grènetis; 5^ SAM DE en monogramme^ demi-cercle de points autour des lettres DE, cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A Valeur 1000 fr. Excepté le monogramme de Carloman mis au lieu et place de celui de Pépin, ce denier est exactement semblable à celui qui est gravé, pi. I, n** I, et décrit à la page 6. J'ajouterai ceci à ce que j'ai dit au sujet du denier de Pépin, c'est qu'Angers ne faisant pas partie du royaume de Carloman, la pièce ici décrite ne peut avoir été frappée dans cet atelier. Arles? 3. CARLM en monogramme; 5^ ARGj deux points au-dessous. Denier. Coll. de P. d'A. J'ai donné le dessin de ce denier et j'ai eu tort peut-être, car je le crois faux ; il n'a ni le poids, ni le module des deniers de Pépin et de Charlemagne; il ne ressemble en rien aux autres deniers de Carloman. Le C est rond, le premier jambage de l'A est courbe ; au revers l'E est lunaire ; tous ces caractères semblent indiquer une imitation faite par un faussaire n'ayant pas eu sous les yeux une assez grande quantité de deniers de Carloman pour en prendre le style exact. Il n'est pas mauvais, je crois, de mettre sous les yeux des amateurs quelques pièces fausses, cela leur donne l'éveil et en même temps leur fait connaître certaines particularités auxquelles se reconnaît l'œuvre d'un faussaire. Clermont-Ferrand. 4. EARLM en monogramme^ traces d'un cercle de grènetis ; I^ ARj au-dessous un sigle que je ne puis déterminer^ traces d*un cercle de grènetis. Denier. Cab. de Fr Valeur 1200 fr. Je crois pouvoir attribuer à Clermont l'émission de ce denier. Ces 12 90 MONNAIES FRANÇAISES. deux lettres AR étaient, pendant toute la première race, la caracté- ristique des ateliers arvernes. Clermont faisait partie de la portion orientale de l'Aquitaine qui était , en raison du partage fait par Pépin, dans le lot de Carloman. Ce denier avait été donné par Mory-d'Elvange comme appartenant au règne de Charlemagne. Luitprand (Levtbrannvs). 5. EALRO en monogramme, cercle de grènetis; ÇT LEVTBRA en légende circulaire autour d'un cercle^ point au centre, cercle de grènetis. Denier. Coll. de P. d'A. ; découverte d'Imphy . . . Valeur i5oo fr. Voici encore le nom d'un de ces comtes ou marquis dont j'ai expliqué le rôle sous les premiers carolingiens à propos de la monnaie de Gaddo. ~lM entre deux grènetis, au centre monogramme carolingien par K. Denier. Cab de Fr Valeur i5o fr. Si nous ne connaissions d'autre dénier au nom de Noyon que celui-ci, nous serions naturellement portés à l'attribuer à la cité épisco- pale NOVIOMAGVS Veromanduorum,, mais nous trouverons plus tard deux deniers ayant pour légende HNOVIOMVILLA au type de Tédit de Pitres. Cette qualification de Villa éloigne de suite la pensée de la cité i6o MONNAIES FRANÇAISES. de Noyon. Deux localités peuvent, selon moi, réclamer la fabrication de ces monnaies : Noyon-sur-Andelle^ près Pont-de-l' Arche que cite Adrien-de- Valois sous la forme NOVIOMAGVS, NOVIOMVS; Puis une villa royale dont le savant géographe rapporte ce qui suit d'après Frodoard: Noviomagi (la cité de Noyon), ut in claris Galliae urbibus omnibus, suum fuit Regibus nostris Palatium, quale antea Imperatoribus Rom. fuerat. Certe Chlotarius, Chlodovei junioris filius, Dagoberti nepos, Godbertœ nobili virgini suum Noviomagense Palatium cum suburbano oratorio Georgii Mart. duasque villas fiscales^ ac aliquot puellas regendus dédisse dicitur. Mais ces villae fiscales existaient-elles encore du temps de Charle- magne, cela ne paraît pas certain. Comme de plus les O carrés sont d'un emploi bien plus fréquent à l'ouest de la Seine qu'au nord de la Gaule, et que nous trouvons ces caractères non seulement sur la monnaie de Charlemagne, mais, et surtout sur les deniers n" i5g et i6o au type de Fédit de Pitres, je suis de préférence porté à en attribuer l'émission à Noyon-sur-Andelle. Rouen. 211. lî CARLVSREXFR entre deux grènetis, au centre croix carolingienne; ^ ^ ROTOMAGVS entre deux grènetis^ au centre monogramme carolin- gien par K ; Denier. Rev. Belge i852. Saint-Denis (Scidionvsii Monasterium). 2 12. 4* CARLVSREXF entre deux grènetis, au centre monogramme carolingien; y lî» SCIDVONISII entre deux grènetis, au centre croix pattée. Denier. Ma collection Valeur yS fr. Ce denier et celui de Sainte-Marie de Laon sont les deux seuls exem- plaires d'une monnaie avec un vocable de saint pendant la seconde moitié du règne de Charlemagne. Les caractères de la légende du revers sont d'un aspect et d'une dimension qui se rapprochent plus dé ceux que nous avons vus sur les deniers de Mayence (n°' 206, 207 et 208) que de ceux des ateliers Neustriens; peut-être n'est-ce pas l'antique Catolacum, et faudrait-il chercher un autre monastère de Saint-Denis à Test de l'Empire. PLHqc^e:^ PEPm-LE-BREF ( 252 À 268 ) PEPIN-LE -BREF Deijxipn;e pùftji PKlMK-LE-miKl' Deuxième partie PEPm-LE-BBEF ( Î52 i 368 ) 5-, „-^ t.ï KâSËl PEPIN-LE-BREF PEPIK LE BREF CARLOMAN (768 4 771) DtiDaème partie CHARLRBIAGNE (760-814) 1" TYPE SAKS MONOGRAMME Wm W^m Deuxième parue CHARLEMAGWE CHARLEMAGJJE \ Deuxième paptie Deuxième paiMJe CHARLEMAGNE Planche X 123 :r^ Dciixième partie CHARLEMAGHE Deuxième partie CHARLEMAGNE 2= TYPE _ MONOGRAMME CHARLEHAGNE PS: \y